Un tir au fer qui résulte de plusieurs années de conflits. Depuis l’arrêté de juillet 2022, revu en novembre la même année, le club doit se plier à des horaires d’utilisation des deux terrains communaux. Idem pour la buvette et le club-house mis à disposition par la municipalité.
Des bruits dénoncés du voisinage
« Le problème, c’est que les joueurs ne respectent pas les horaires et jours d’entraînement, fustige l’élue. Les sessions s’éternisent et les voisins se sont plaints de nuisances sonores répétées. Mon rôle de maire est d’assurer la tranquillité publique avant tout. Force est de constater que le club n’entrait pas dans ce cadre. »
Une décision qui a plombé le moral des licenciés, à commencer par le président Serge Pagnoux. « Le club existe depuis plus de 50 ans. Le fermer à cause du bruit, je trouve ça nul. D’autant que les gendarmes n’ont jamais rien constaté à ce niveau-là. »
Si le dirigeant de 74 licenciés reconnaît certaines nuisances et ouvertures des locaux non déclarées, il se défend en pointant des horaires d’utilisation inadaptés sur un terrain qu’il qualifie de public.
« La pétanque est un loisir mais aussi un sport ! Sans entraînement, on ne peut pas obtenir de résultats. Arrêter à 19h30 ne permet pas aux actifs de venir jouer. » Une revendication qui avait déjà poussé le dirigeant à demander un assouplissement de l’arrêté effectif auprès de la mairie. Sans succès.
Un corbeau insulte la mairie
« Nous n’allions pas revoir une réglementation qui n’était déjà pas respectée, commente Hélène Brisson. On les a alertés plusieurs fois en espérant qu’ils se raisonneraient. » Mais l’impossible communication avec certains des dirigeants et des « gamineries », selon la municipalité, ont mis fin à la partie.
Un mot de corbeau avec écrit « La pétanque vous en-merde » (sic) a été retrouvée dans la boîte aux lettres municipale et celle des voisins du club. Sans véritable coupable établi. Et le club-house a été utilisé pour des événements privés ou non déclarés. Dont le dernier en date le 14 juillet.

CL
Un nouveau club à Châteauneuf ?
Dépossédé des clés des infrastructures en début de semaine, le président Serge Pagnoux travaille sur un projet de création de club à Châteauneuf-sur-Charente : le Bib castelnovien. Une décision de quitter le village qui a été prise en assemblée générale il y a six mois. Mais qui est contestée par certains membres du bureau comme Alain Sardin, qui souhaite rester à Angeac et envisage de remonter une structure. « À l’époque, monsieur Pagnoux verrouillait la communication avec la mairie. Seuls lui et le trésorier étaient invités à rencontrer les élus pour discuter. Lors du vote, il a placé le club comme étant une victime de la politique municipale. Ce qui lui a permis d’obtenir la majorité pour partir. Mais je ne suis pas sûr que le dénouement serait le même aujourd’hui lorsque l’on sait comment il agit. »
Une restructuration à Angeac ?
Le président actuel n’a pas démissionné et envisagerait de dissoudre le club, selon une source interne. Entraînant la relégation des équipes en troisième division. Il aurait mentionné l’idée d’utiliser les fonds du Cochonnet angeacais pour alimenter ceux du nouveau club de Châteauneuf. Une aberration pour la vingtaine de membres prêts à relancer un club à Angeac. « Nous devrons peut-être faire appel à un médiateur pour régler cette situation, explique Alain Sardin. Sans fonds, nous ne pourrons rien construire. D’autant que la mairie est ouverte à la création d’un nouveau bureau pour repartir. Nous travaillerons ensemble pour fonder un arrêté que l’on respectera. Nous sommes une entente. Le nom n’est pas anodin ».
CDCL : Un Bouclier pour nos Élus
L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.
CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.
Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.
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