Assemblée nationale : qui sont les 6 députés élus à moins de 25 ans

, Assemblée nationale : qui sont les 6 députés élus à moins de 25 ans

Le 18 juillet, ce sera jour de rentrée à l’Assemblée nationale pour les 577 députés fraîchement élus. Le record de jeunesse n’a pas été battu cette année. En 2022, le benjamin du palais Bourbon, le député polynésien Tematai Le Gayic (Nupes), était élu à 21 ans. Le plus jeune parlementaire siégeant dans l’hémicycle a aujourd’hui 22 ans, contre 49 ans en moyenne pour l’ensemble des députés. Parmi ces derniers, à peine un quart a moins de 40 ans.

Nouveauté du palmarès de 2024 par rapport à 2022, une femme fait partie des six plus jeunes députés de l’Assemblée. Parmi eux, quatre sont à l’extrême droite : trois sont députés RN et une de l’alliance LR-RN. Les deux autres font partie du Nouveau Front populaire, de LFI plus précisément. Le 18 juillet, l’une de leurs premières tâches sera d’élire le ou la présidente de l’Assemblée nationale.

Flavien Termet, le benjamin de l’hémicycle élu dans le Grand Est avec l’étiquette RN

A 22 ans, l’étudiant en droit et sciences politiques à Rennes devient le plus jeune député à l’Assemblée nationale, obédience Rassemblement national. Il a été élu avec 52,99 % des voix dans la 1re circonscription des Ardennes, face au député sortant de la majorité présidentielle Lionel Vuibert.

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Encarté chez Les Républicains dès ses 17 ans, Flavien Termet a rejoint la formation d’extrême droite trois ans plus tard, et s’installe dans les Ardennes en 2023 pour implanter localement le Rassemblement national dans la région. En parallèle de ses études, il travaille pour le parti en tant que délégué départemental.

Le jeune député, né à Lorient (Morbihan), vient d’une « classe moyenne qui souffre », raconte-t-il à France Bleu Champagne-Ardenne. Son père est charcutier et chef d’entreprise, sa mère assistante familiale. Au cours de sa campagne pour les législatives, il a mis en avant les mesures du programme du RN en faveur du pouvoir d’achat comme la baisse de la TVA sur le carburant de 20 % actuellement à 5,5 %, une « nécessité quand on habite à la campagne », souligne-t-il dans le journal « L’Ardennais ».

Hugo Prevost, 24 ans, élu NFP/LFI, fait tomber l’ancien ministre Olivier Véran en Isère

Etudiant en master en économie à l’Université Sorbonne Paris Nord, Hugo Prevost siégera à 24 ans à l’Assemblée nationale. En Isère, département où il est né et a grandi, il bat de justesse l’ancien ministre de la Santé Olivier Véran (Ensemble) avec 42,35 % des suffrages exprimés dans la 1re circonscription (contre 40,24 % pour l’ancien porte-parole du gouvernement). Face à lui également Alexandre Lacroix (LR/RN), qui n’obtient que 17,41 % des voix.

« Engagé comme syndicaliste depuis mes 15 ans, j’ai fondé et dirigé le premier syndicat étudiant grenoblois, l’Union Etudiante Grenoble », expliquait-il sur X (ex-Twitter), en annonçant sa candidature. Il devient ensuite porte-parole de l’Union étudiante, une fédération de syndicats et d’associations étudiantes.

Les mesures qu’il souhaite pousser en tant que parlementaire avec l’étiquette NFP ? La revalorisation du SMIC à 1.600 euros net, la retraite à 60 ans, une allocation d’autonomie pour les étudiants… D’après lui, sur le plan environnemental, il y a aussi urgence à « ne pas prendre plus à la nature que ce qu’elle peut reconstituer », indique-t-il sur le plateau de France 3 début juillet.

Louis Boyard, le médiatique député de 23 ans réélu dans le Val-de-Marne

Parmi les plus jeunes parlementaires élus ce dimanche 7 juillet, il est le seul à avoir déjà occupé un mandat de député. A 23 ans, Louis Boyard est réélu dans la 3e circonscription du Val-de-Marne. Il s’impose avec 46,92 % des suffrages exprimés, à l’occasion d’une triangulaire qui l’opposait au candidat LR-RN Arnaud Barbotin et au candidat Renaissance Loïc Signor.

Elu député en 2022 sous l’étiquette La France insoumise (LFI), Louis Boyard fait partie des parlementaires les plus médiatiques. Régulièrement invité sur les plateaux télé, il dénombre quelque 250.000 abonnés sur X (ex-Twitter) et autant sur Instagram.

Né à Fontenay-le-Comte en Vendée, ce fils d’un cheminot et d’une salariée chez Samsung fait ses gammes à l’Union nationale lycéenne (UNL), dont il prend la présidence à 18 ans. En 2021, il devient chroniqueur dans « Les Grandes Gueules » sur RMC puis dans « Touche pas à mon poste ! » sur C8. A l’écran, il entend porter la voix des lycéens et étudiants.

Un an plus tard, l’étudiant en deuxième année de droit à Paris Panthéon Assas endosse le costume de parlementaire. A 21 ans, il devient, par la même occasion, le deuxième plus jeune député de l’Assemblée élu cette année-là.

Réélu le 8 juillet 2024, cette fois avec l’étiquette NFP/LFI, il défend l’abrogation de Parcoursup, l’accès aux repas à 1 euro du Crous pour tous les étudiants, le retour de l’impôt sur la fortune, le congé menstruel…

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Auguste Evrard, ce RN de 24 ans élu après trois tentatives

Après deux élections manquées, Auguste Evrard est devenu, à 24 ans, l’un des 143 députés du Rassemblement national à l’Assemblée nationale (en 2022, les élections législatives avaient été invalidées en raison d’irrégularités dans des scrutins très serrés). Il bat son adversaire de toujours dans la 8e circonscription du Pas-de-Calais, le député sortant du parti socialiste Bertrand Petit.

Auguste Evrard – qui au lycée se faisait appeler Killian, son premier prénom – a commencé à l’autre bout du spectre politique. A 17 ans, il s’encarte à La France Insoumise, qu’il quitte un an plus tard pour rejoindre le RN. A 21 ans, il devient responsable du parti dans la circonscription qui l’a fait élire dimanche soir. Le député RN, qui a fait des études de droit à Lille, a un temps été l’attaché parlementaire du député européen Philippe Olivier, qui est aussi le beau-frère de Marine Le Pen. Puis, en 2022 et jusqu’au jour de son élection à l’Assemblée, il a été collaborateur auprès du maire RN de Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais).

En plus des promesses nationales sur le pouvoir d’achat et la sécurité, il s’est engagé à intervenir sur les dossiers locaux comme la recherche d’un repreneur pour la papeterie du groupe RDM qui a annoncé cesser son activité en août 2024 ou encore la lutte contre les inondations, après les épisodes extrêmes qu’a connue la région en novembre 2023.

Hanane Mansouri, 23 ans : le pari gagnant LR-RN en Isère

Son engagement politique est né au lycée : « J’ai eu envie de m’engager lorsque j’ai entendu la propagande de gauche de mes professeurs, notamment de SES. J’en ai eu marre que l’on m’explique qu’en tant que deuxième génération d’immigrés, je ne m’en sortirais pas », explique-t-elle à France Bleu Isère.

La nouvelle députée de la 8e circonscription de l’Isère, élue avec 54,1 % des voix face à la candidate du Nouveau Front Populaire Cécile Michel (45,9 %), est étiquetée LR-RN. Elle a suivi l’alliance d’ Eric Ciotti avec le Rassemblement national. Elle espère « montrer aux jeunes que le travail paye », rapporte encore le média. En parallèle, elle étudie dans un master en administration publique à Grenoble, ville où elle est née. Elle se dit « d’origine maghrébine » et reste discrète sur sa famille.

Rentrer à 23 ans à l’Assemblée nationale ne lui fait pas peur. « Cela fait cinq ans que je travaille pour des élus », justifie la députée au micro de France Bleu Isère. Avant de faire campagne, Hanane Mansouri était depuis un an assistante parlementaire de la sénatrice LR Lauriane Josende. Elle a aussi été présidente des Jeunes Républicains de l’Isère.

Victime d’insultes racistes pendant la campagne, elle a reçu le soutien d’Eric Ciotti et des équipes de Jordan Bardella, a-t-elle raconté sur Europe 1. Comme l’extrême droite, elle a fait campagne sur les thèmes du pouvoir d’achat, de la sécurité et des services publics.

Théo Bernhardt, 24 ans, tout juste diplômé et élu RN dans le Bas-Rhin

« Je me prédestinais à travailler dans la recherche, mais finalement ça sera dans la politique », indique Théo Bernhardt sur LinkedIn, au lendemain du second tour des élections législatives. A peine diplômé d’un master en recherche biomédicale à l’université de Strasbourg, il entre à 24 ans au Palais-Bourbon. Avec 51,44 % des voix, il s’impose face à la députée sortante Stéphanie Kochert (Horizons) dans la 8e circonscription du Bas-Rhin.

Séduit par « la fibre sociale que représente Marine Le Pen », le jeune homme a pris sa carte au RN à 18 ans, raconte-t-il mi-juin sur le plateau de France 3. Parmi les mesures qu’il défend aujourd’hui : la sortie de l’Alsace de la région Grand Est.

Et son visage vous dit peut-être déjà quelque chose : féru des jeux télé, il a notamment participé aux émissions « Tout le monde veut prendre sa place » et « Les Douze Coups de midi ».

CDCL : Un Bouclier pour nos Élus

L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.

CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.

Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.

Engagez-vous avec CDCL

Pour en savoir plus sur les actions de CDCL et sur la manière dont cette association contribue à protéger nos élus, nous vous encourageons à visiter leur site web.

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