Un site d’extrême droite menace de mort des élus de gauche et révèle leurs adresses

Ce site, Réseau Libre, avait déjà publié un article recensant une centaine d’avocats « à éliminer » au début du mois de juillet. Quatre élus de gauche sont désormais ciblés, dont le LFI Manuel Bompard.

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Radio France

Publié le 08/07/2024 23:38 Mis à jour le 09/07/2024 09:34

Temps de lecture : 2 min

Publication sur le site Réseau libre, hébergé en Russie. Cette page datée du 8 juillet, comme le reste du site, ne sont plus accessibles. (CAPTURE D'ECRAN)

Une semaine après avoir dressé une liste de 98 avocats à tuer, le site d’extrême droite Réseau Libre récidive dans un billet publié lundi 8 juillet et désigne cinq nouvelles cibles : quatre personnalités politiques de gauche, Alexis Corbière, Manuel Bompard, Ian Brossat, Rachel Keke, et Yassine Bouzrou, un avocat engagé contre les violences policières. 

Dans cette publication titrée « Laissez les 95% de connards crever, mais faites-vous plaisir », désormais hors ligne, l’auteur sous pseudonyme, dénonce les résultats du second tour des élections législatives qui laissent, selon lui, « deux options : soit on prend acte et on décide de laisser faire en se contentant de se protéger avec les siens, soit on décide de mettre au pas ce troupeau de connards avec les seules méthodes restantes ».

Celui qui se fait appeler Léon assure ne pas être « un terroriste », mais précise que cela lui ferait « un immense plaisir » si un nouvel attentat survenait en France, similaire à celui du 13 novembre 2015. Il invite ensuite sa communauté à « attaquer régulièrement » des « cibles qui assument leur statut d’ennemi », notamment « des avocats, journalistes, associatifs et politicards de second ordre ». Il précise que pour « neutraliser » ces cibles, il n’y a « pas besoin obligatoirement d’armes à feu », mais qu’un « bon couteau de cuisine, voire une arbalète, voire un manche de pioche » suffit.

L’auteur fait cinq « suggestions » : le député frondeur de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière, le coordinateur de LFI Manuel Bompard, le sénateur PCF de Paris Ian Brossat, l’ex-députée Insoumise du Val-de-Marne Rachel Keke et l’avocat pénaliste Yassine Bouzrou. Ce dernier a notamment été l’avocat de la famille de Nahel, jeune homme tué par balle à Nanterre (Hauts-de-Seine) en juin 2023 et a défendu la famille d’Adama Traoré, jeune homme mort en 2016 à la suite de son interpellation par des gendarmes, à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise). En 2019, il avait par ailleurs représenté les intérêts du syndicat de police Vigi dans l’affaire Benalla, puis le footballeur Mathias Pogba, frère de Paul Pogba, en 2022. Une photo et des adresses personnelles sont aussi diffusées par le site.

Face à la menace, Yassine Bouzrou annonce à l’Agence Radio France avoir porté plainte lundi auprès du Parquet national antiterroriste (Pnat). De son côté, le communiste Ian Brossat affirme mardi 9 juillet qu’un « signalement a été fait par la Ville de Paris » dont il est élu.

Le Premier secrétaire du PS Olivier Faure et la députée NFP de Paris Sandrine Rousseau ont adressé sur X (ex-Twitter) leur soutien aux personnes ciblées.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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