« Agresser un élu, c’est affaiblir la démocratie et saper la république »

, « Agresser un élu, c’est affaiblir la démocratie et saper la république »

Pour connaitre les détails de l’agression qui s’est déroulée le vendredi 31 mai devant la mairie de Saint-Germain-Laprade, nous vous invitons à parcourir l’article ci-dessous ▼

« J’ai tout donné de moi, du temps et de l’énergie, pour que la culture soit accessible à qui que ce soit »

C’est à travers un discours poignant et teinté de souffrance que Jean-Christophe Véra, conseiller municipal à Saint-Germain-Laprade, a confié son ressenti après son agression du 31 mai 2024. Face à lui, sur le parvis de la mairie, nombreuses et nombreuses ont été ses soutiens, politiques ou pas, à écouter son histoire de vie.

« En 1989, à 21 ans, j’ai été élu pour la première fois en tant que conseiller municipal à la Ricamarie. Dans cette ville, souvent montrée du doigt pour ses excès d’incivilités, je n’ai jamais eu aucun problème en tant qu’élu ». 

En 1994, Jean-Christophe Véra se marie ensuite dans la mairie de Saint-Germain-Laprade et s’installe dans le paisible village de Fay-la-Triouleyre. « En 2014, j’accepte la proposition d’André Cornu pour rejoindre sa liste aux élections municipales, nommé par la suite conseiller municipal délégué à la culture et à la communication. Durant les trois mandats qui ont suivi, j’ai tout donné de moi, du temps et de l’énergie, pour que la culture soit accessible à qui que ce soit ».

« Suite à l’agression que nous avons subi le 31 mai, j’ai été très choqué. Mes motivations ont été ébranlées »

Jean-Christophe Véra ajoute encore : « Quand je vois un enfant sourire lors d’un spectacle de clown, je me sens récompensé de tous mes efforts et de tous mes sacrifices. Quand je vois le public applaudir à tout rompre dans le centre culturel, je me sens léger, fier, certain d’avoir apporté un peu de moi dans ces instants de bonheur ».

Il tranche alors : « Suite à l’agression que nous avons subi le 31 mai, j’ai été très choqué. Mes motivations ont été ébranlées. Je me suis demandé pourquoi ai-je été agressé ? Qui est mon agresseur ? Une connaissance ? Un voisin ? Comment peut-on en arriver là ? »

« C’est l’intention qui m’a touché, qui m’a heurté et m’a brisé »

L’élu à la culture continue : « Je me suis posé la question de savoir s’il fallait que je démissionne, fatigué de donner autant de moi pour en arriver à cette extrémité de ce vendredi 31 mai. Après discussion avec le maire, j’ai décidé de déposer une plainte. Certains trouveront que c’est exagéré de faire tout ça pour un œuf lancé contre moi. Mais qu’importe la nature du projectile. C’est l’intention qui m’a touché, qui m’a heurté et m’a brisé ».

« Aujourd’hui, je veux que les insomnies changent de camp et qu’elles s’installent à présent dans la tête de ceux qui ont commis ces violences »

Jean-Christophe Véra termine par ces mots : « Aujourd’hui, je veux retrouver la sérénité dans mon village, dans mon esprit et dans mon foyer. Aujourd’hui, je veux que les insomnies changent de camp et qu’elles s’installent à présent dans la tête de ceux qui ont commis ces violences. Agresser un élu, c’est affaiblir la démocratie et saper la république. Aujourd’hui, votre présence, vos sourires devant moi, me réconfortent dans mon choix de finir ce mandat avec mon équipe municipale. Car je pense que l’avenir est, plus que jamais, dans l’intelligence collective ». 

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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