
L’agression s’est produite le samedi 1er juin, lors d’un festival urbain, à Montpellier. Un couple de femmes a été apostrophé, moqué et insulté dans la rue par un homme et son amie. Puis l’une d’elles a été frappée au visage par au moins quatre hommes, selon son témoignage vidéo sur les réseaux sociaux. La victime a porté plainte.
Soutenue par l’association LGBT+, Fiertés Citoyennes !, la victime témoigne dans une vidéo sur X et sur Instagram.
Quelques jours après l’agression, des ecchymoses sont encore visibles sur son visage.
« J’étais avec ma petite amie, on discutait, on se faisait un câlin, et c’est là qu’un homme a commencé à se moquer de nous. Sa copine est arrivée et elle m’a dit « mais toi, tu fais l’homme. Tu veux être un homme, alors si tu veux être un homme, bats-toi comme un homme ». J’ai pas eu le temps de répondre que son copain m’avait déjà foutu un coup de poing au visage ».
Après, j’ai très peu de souvenirs car j’ai été agressée. Il y a 4 ou 5 hommes qui sont arrivés sur moi en me tapant.
Laura, victime d’une agression lesbophobe, à Montpellier, le 1er juin 2024.
Des amies qui ont vu la scène sont venues à la rescousse et ont alors séparé les agresseurs et la victime.
Le soir même, la victime se rend au commissariat pour porter plainte. Lors de cette démarche, elle dit avoir été reçue froidement, sans empathie et parle même d’agression verbale.
« On m’a dit que comme je n’avais pas de certificat médical, il fallait aller aux Urgences et qu’ils n’avaient pas le temps de me recevoir » explique Laura.
Lorsque j’ai déposé plainte, je spécifiais que j’étais avec ma petite-amie, et l’officier a écrit « était avec son amie », j’ai redit petite-amie. En plus d’avoir subi une agression physique pour moi cela a été une agression verbale. Donc, je suis en colère.
Laura, victime d’une agression lesbophobe à Montpellier.
Le préfet de l’Hérault a réagi à cette déclaration. François-Xavier Lauch a expliqué dans un tweet, qu’il avait demandé à la directrice interdépartementale de la police nationale de faire le point sur la manière dont Laura a été accueillie pour son dépôt de plainte. Il a également informé le procureur de la République de cette affaire.
Agression #lesbophobe à #Montpellier :
Le préfet de l’#Hérault adresse tout d’abord tout son soutien à Mme L.D. pour cette agression parfaitement inacceptable et formule le vœu que les agresseurs soient rapidement identifiés. Le préfet a demandé à la DIPN34 de faire le point sur… pic.twitter.com/fKbKDVk5UH— Préfet de l’Hérault 🇫🇷 (@Prefet34) June 6, 2024
Quatre jours après l’agression, Laura se dit en colère contre la police.
Je suis en colère contre l’inaction de la police, et parce qu’aujourd’hui la communauté ne peut pas sortir librement et calmement sans peur. On doit se poser les bonnes questions. Et surtout, on ne se taira jamais !
Laura, victime d’une agression lesbophobe à Montpellier.
La #DILCRAH apporte tout son soutien au couple victime d’une violente agression #lesbophobe mardi soir à Montpellier.
Cet acte de haine est insupportable. La #DILCRAH est pleinement investie dans la lutte contre les crimes de haine.
Toutes nos pensées à Laura et Andrea.— DILCRAH (@DILCRAH) June 6, 2024
Laura a également reçu de nombreux messages de soutien sur les réseaux sociaux. D’anonymes mais aussi d’associations et d’élus.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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