
Que ce soit par écrit comme dans le dernier bulletin municipal ou de façon orale lors des conseils municipaux, les élus des deux groupes minoritaires reprochaient régulièrement au maire Jérôme Foyer un manque de concertation et une absence de dialogue à Mûrs-Érigné, (Maine-et-Loire). Le feu couvait sous la cendre. Mardi 9 avril, il s’est embrasé lorsque la cession des locaux de la gendarmerie a été présentée lors de la réunion de conseil municipal.
C’est Odile Ginestet qui, au nom du groupe Au cœur, demande à Delphine Bazanté de lire un communiqué. Sa voix ferme dénote une colère froide : « Ce dossier semble avoir été engagé il y a onze mois… Pourtant, il n’a jamais été présenté ou évoqué, ni en commission finance ni en commission habitabilité. Pourquoi ? Cela montre un mépris évident à notre égard et un irrespect notoire à note rôle d’élus. » Sans plus attendre, les cinq élus se lèvent et quittent la salle.
« Nous avons la possibilité de vendre, mais nous n’avons pas signé le compromis »
Aussitôt après, Mikaël Martin intervient au nom du groupe Ensemble pour décocher une volée de bois verts. Encore plus cinglant, il dénonce : « La prétendue municipalité de démocratie participative ». Et voit lui aussi « une insulte flagrante à la démocratie, un manque de transparence, le non-respect des engagements pris avec les minorités et le mépris envers les citoyens que vous êtes censés représenter autant que nous ». Solidaires du groupe Au cœur, les trois élus s’en vont. Après une courte hésitation, le texte est adopté à l’unanimité par les conseillers restants.
Jérôme Foyer justifie la décision de cession en évoquant l’état des finances (le désendettement) et la nécessité d’engager de travaux conséquents : « Les recettes annuelles nettes des loyers étaient de l’ordre de 49 000 €. Or, dans les années à venir, il se pourrait que cette brigade de gendarmerie devienne autonome et ne dépende plus de Brissac, ce qui impliquerait plus de gendarmes, donc de nouveaux logements à construire, sans compter des travaux de mise aux normes de nouvelles sécurités. » Il conclut : « Cela signifie que nous avons la possibilité de vendre, mais nous n’avons pas signé le compromis. »
Parmi les élus qui réagissent à l’action des opposants, Laurent Quéveau s’étonne : « De 2018 à 2021, la municipalité a vendu pour 945 000 € les locaux de la poste, le foyer de Trémur et la Fontaine du Mont sans que cela donne lieu à des débats particuliers. »
Antoine Gasnier a son idée : « Ils s’en vont ! C’est un coup d’éclat qui sent la prochaine campagne électorale. Oui ! On a la majorité. Mais eux, pourquoi ne viennent-ils pas aux commissions ? »
CDCL : Un Bouclier pour nos Élus
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