Stop aux formules politiciennes contre la violence

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À Viry-Châtillon, l’horreur et l’inimaginable ont frappé. Roué de coups, un adolescent de 15 ans, Shemseddine, est mort à la sortie de son collège. Deux jours après, Samara, à Montpellier, a subi elle aussi l’ultraviolence et a frôlé la mort. Une semaine avant, ma ville de Grigny a subi le choc de l’agression à l’arme blanche du jeune Boukari, 18 ans, qui reste, à ce jour, dans le coma. En juin 2023, un adolescent de 15 ans de Villeneuve-lès-Avignon subissait un coup de couteau, dans une petite ville de province sans histoire.

Cette délinquance juvénile, cette violence extrême entre jeunes, semble trouver sa source dans des motifs éphémères et propres aux troubles de l’adolescence : des rivalités amoureuses, un honneur mal placé, des embrouilles volatiles, des accès de virilisme stupides, des réseaux sociaux qui attisent la haine et parfois une bêtise crasse amplifiée par les effets de groupe. Ils finissent dans le sang, dans des drames sans nom qui laissent derrière eux des familles éplorées, des mères, des pères, des sœurs, des frères détruits, des camarades de classe et des enseignants dans la douleur et l’effroi. Nombre de parents ont à présent peur pour la sécurité de leurs enfants à la sortie de l’école, d’un cours de sport ou de musique.

Il n’y a pourtant aucune fatalité à ce que notre société et notre jeunesse sombrent encore dans la violence. Pour ce faire, il ne peut pas y avoir, d’un côté, les parents ; de l’autre, les institutions. D’un côté, les associations ; de l’autre, les pouvoirs publics. D’un côté, les communes et, de l’autre, l’État. Tous les acteurs détiennent une partie de la solution. La cohésion sociale ne s’oppose pas à la sanction. La répression sans prévention, ce sont des illusions. Rien ne s’oppose, tout s’additionne. Chacun détient une partie de la solution.

De grâce, n’accablons pas les parents, l’école ou des institutions. Les formules déclaratoires et politiciennes, les mots magiques ou le pire des idéologies que l’on calque sur des drames ne sont que des clowneries avant la prochaine tragédie entre jeunes. Face à cette ultraviolence qui touche nos enfants, le monde des adultes se doit d’être uni et d’œuvrer ensemble à construire des digues pour protéger notre jeunesse.

En dehors de ces drames intimes qui ont frappé à Viry-Châtillon ou Montpellier, les élus locaux et les acteurs de terrains déjouent presque chaque semaine des rixes grâce à la réactivité collective, à la transmission d’informations et au décloisonnement entre parents, enseignants, services de police et agents de la ville. Une nuit à Grigny, du fait de cette vigilance commune, des mères, des pères ont attendu de pied ferme leurs garnements sur le lieu où ils avaient décidé de s’affronter. Ce jour-là, ils furent ramenés sains et saufs par leurs parents à la maison. Shemseddine, Boukari et Samara n’ont pas eu cette chance.

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Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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