, 35 maires démissionnaires depuis 2020 en Meurthe-et-Moselle : le statut des élus en débat en Sénat

35 maires démissionnaires depuis 2020 en Meurthe-et-Moselle : le statut des élus en débat en Sénat

, 35 maires démissionnaires depuis 2020 en Meurthe-et-Moselle : le statut des élus en débat en Sénat

Chaque jour un maire démissionne en France. Lassés, en manque de reconnaissance, au 31 janvier 2024, plus de 4% des maires élus en 2020 avaient démissionné dans le pays. 20 démissions dans les Vosges depuis 2020, en Meurthe-et-Moselle ils sont 35 élus à avoir rendu leur écharpe. Dans ce contexte, le statut des élus locaux est en débat au Sénat depuis ce mardi. La proposition de loi portée par la sénatrice UDI Françoise Gatel est discutée jusqu’à ce jeudi 7 mars. Elle vise à revoir leur statut, à notamment mieux les indemniser et améliorer leurs conditions d’exercice du mandat, faciliter la conciliation entre l’exercice du mandat et celui d’une activité professionnelle .

Maire de Velle-sur-Moselle, commune de 300 habitants au sud de Nancy Evelyne Mathis applaudit les avancées que contient le texte mais selon elle, il ne traite pas du fond du problème. « Quand je vois le dédale pour obtenir des aides, je pense que si on avait un guichet unique ce serait quand même beaucoup plus simple. Il y a des petites recettes qui sont intéressantes mais qui ne sont pas mises en place c’est dommage. Le vrai problème est de ce coté là, et pas d’augmenter les indemnités », explique-t-elle.

« Tout évolution est bonne à prendre »

La question du guichet unique, l’association des maires ruraux de Meurthe-et-Moselle dit travailler justement dessus. La présidente Florence Picard se félicite également du projet de loi, ce dernier contient certains points demandés par l’association. « Etre considéré comme agent de l’Etat a par exemple été retenu, détaille-t-elle, de renforcer les ressources des communes, l’augmentation des autorisations d’absence pour ceux qui sont aussi salariés. Toute évolution est bonne à prendre. »

Mais d’autres propositions n’ont pas été retenues par les parlementaires comme l’inscription du statut de l’élu dans le code du travail. « C’est quelque chose qui est manquant parce que les autorisations d’absence des élus bien souvent ne sont pas pratiquées dans les entreprises, et ne sont pas compensées financièrement. » Pour Florence Picard, l’adoption de ce texte est toutefois la condition pour qu’il y ait suffisamment de candidatures aux élections municipales de 2026 « il y a un gros travail à fournir pour valoriser l’engagement ».

Autre volet législatif sur les élus, un texte renforçant les sanctions prévues en cas de violence contre des élus locaux a déjà été adopté par les deux chambres du Parlement ces dernières semaines.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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