
Insulté et menacé dans la rue, le maire de Roquevaire Yves Mesnard porte plainte. « Quand tu ne seras plus maire, je vais t’éclater », lui a asséné un habitant, pour une histoire de permis de construire. Il s’exprime ce vendredi au micro de « ici Provence ».
Le maire de Roquevaire, Yves Mesnard, ne se représentera pas l’an prochain. Mais avant de tourner la page, il veut défendre la fonction et obtenir une réponse pénale forte, face aux menaces dont il a été victime. Il s’exprime ce vendredi au micro de « ici Provence ».
Le mois dernier, avec un habitant, une affaire de permis de construire, comme tant d’autres, a dégénéré. « Je l’ai reçu personnellement pour lui expliquer les règles. Il n’a pas compris. Après avoir été débouté par le tribunal, il est venu m’insulter et me menacer. » Il lui a dit : « Quand tu ne seras plus maire, je vais t’éclater. »
Une violence devenue banale
Ce n’est pas la première fois qu’Yves Mesnard est une cible. « Les deux premiers mandats, c’était un long fleuve tranquille. Depuis le Covid, le monde s’est mis à nze plus tourner rond« , ironise-t-il. Graffiti signé “Daesh”, allusions à l’attentat de Dallas, menaces explicites… Il dresse un inventaire glaçant : « Une femme a dit vouloir me flinguer comme Kennedy, un ex-conseiller municipal m’a promis la tête sur le billot…«
Et l’élu d’ajouter, désabusé : « Nous, on n’a pas de DS blindée. On est à portée de baffes. Maintenant, c’est au sens propre comme au figuré.«
« Une réponse pénale, pas un stage »
Yves Mesnard ne remet pas en cause le soutien des institutions. « J’ai été bien reçu à la gendarmerie, la préfète de police m’a appelé personnellement. Mais ce qu’on attend surtout, c’est une réponse pénale. » Il déplore que trop d’affaires se terminent par des compositions pénales : « On fait faire un stage d’une journée à des gens qui nous menacent. Ça fait rigoler tout le monde.«
Il réclame un procès public, « pour que ça serve d’exemple, de référence, et que ces faits ne se répètent plus« . Et si lui ne se représentera pas en 2026, il espère que d’autres le feront. « Toute ma démarche, c’est pour défendre la fonction. Il faut que ceux qui veulent devenir maire demain n’aient pas peur.«
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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