Yvelines : une fake news publiée à la Une d’un magazine municipal pour réveiller les consciences

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« Non aux gratte-ciel au Champ-du-loup. Révélations exclusives : de source sûre, un projet caché par la Mairie va irrémédiablement défigurer la Ville… » Une fake news est en Une du numéro de juin 2024 du Vicinois, le magazine municipal de Voisins-le-Bretonneux (Yvelines). Une couverture pour exprimer un ras-le-bol.

De nombreuses fausses informations circulent sur les réseaux sociaux au sujet de la politique municipale. Quand il ne s’agit pas de propos diffamatoires et tendancieux, et même d’insultes. « Une bande de bons c… » Telle est par exemple l’une des injures visant la maire Alexandra Rosetti, les autres élus et les agents de la commune.

« Sur les réseaux, ce n’est pas forcément la vérité »

« Cette couverture est volontairement provocante, commente Alexandra Rosetti. Nous avons repris cette fausse information pour faire réagir. Il faut que les citoyens prennent conscience que, sur les réseaux, ce n’est pas forcément la vérité. »

« Nous sommes traînés dans la boue. Je suis maire, et aussi citoyenne avec une famille. Je n’ai pas envie que mes proches lisent des choses fausses. C’est l’aboutissement d’un long ras-le-bol. »

Alexandre Rosetti, maire de Voisins-le-Bretonneux

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Le débat oui, mais dans le respect

Autre exemple des attaques dont la maire et sa municipalité font l’objet. Le sujet du village d’enfants qui sera créé en 2026 au domaine de La Frossardière. Un internaute écrit : « Village pour enfants cas soc à mon avis, ça va être beau encore, plus de béton et des cas soc de partout, bétonner le dernier espace vert du centre village pff une honte. » 

Sur ce dossier, Alexandre Rosetti ne souhaite évidemment pas museler le débat, mais demande qu’il soit respectueux.

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« La société est plus tendue »

« Enseignante de profession, j’ai toujours voulu que mes élèves développent leur esprit critique, cherchent plusieurs sources, mais avec les réseaux sociaux tout le monde veut avoir raison, observe la maire vicinoise. Il n’y a pas d’espace de discussion. »

Avec cette couverture, Alexandre Rosetti souhaite donc sensibiliser les habitants aux dangers des réseaux sociaux. Les faits qu’elle dénonce sont-ils plus nombreux qu’avant ?

« Ça ne va pas en s’arrangeant. La société est plus tendue. Je suis outrée que ces insultes ne soient pas modérées. Je ne comprends pas. »

Alexandre Rosetti, maire de Voisins-le-Bretonneux

Sur les réseaux sociaux, « je suis privée de défense »

Alexandre Rosetti monte au créneau et fustige ceux qui se cachent derrière des profils anonymes. Elle tance les autres, qui relaient des propos injurieux, mais qui se taisent en public. « Sur les réseaux sociaux, tout est prétexte à écrire tout et n’importe quoi, s’agace la maire. Personne n’est venu me dire toutes ces choses en face. Je suis privée de défense. »

« Les gens sont toujours en confrontation. Il faudrait se rassembler autour de ce qui nous lie et que le mot vivre ensemble soit vrai et non pas un mot à la mode. »

Alexandre Rosetti, maire de Voisins-le-Bretonneux

La maire vicinoise prévient aussi : « Je suis une élue engagée, c’est une passion, mais je ne suis pas élue pour me faire insulter, ou être la cible de mensonge. »

La diffamation est punie par la loi

Sur les réseaux sociaux, chacun peut exprimer son opinion. Mais il est de bon ton de rappeler que la diffamation est passible d’une peine d’un an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende

« Internet n’est pas une zone de non-droit et la Ville fait désormais systématiquement constater les infractions par huissier afin de mener des actions en justice pour protéger ses élus et ses agents », avertit Alexandre Rosetti.

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CDCL : Un Bouclier pour nos Élus

L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.

CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.

Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.

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Pour en savoir plus sur les actions de CDCL et sur la manière dont cette association contribue à protéger nos élus, nous vous encourageons à visiter leur site web.

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