
« Tout rassemblement de personnes (à partir de 2 personnes) troublant la tranquillité, la sécurité et la salubrité publique est interdit de 8 h à 4 h du matin. » Le maire de Triel-sur-Seine (Yvelines), Cédric Aoun, a signé un arrêté municipal le 7 mai 2024 pour « mettre fin aux points de deal », selon ses explications publiées sur son compte Facebook vendredi 10 mai 2024.
Cette restriction concerne une douzaine de lieux, avec une attention particulière au 160, rue Paul-Doumer, l’adresse du café brasserie Le Fontenoy, « où une signalisation spécifique » a été mise en place, avec un marquage au sol pour « permettre une plus libre circulation des piétons et des personnes à mobilité réduite ».
Les lieux concernés par l’interdiction
* Rue Paul-Doumer (entre la rue Cadot et la rue Eugène-Senet).
* Quai Auguste-Roy (entre la rue de la Seine et le n°56, dont le parking Foch et la place Prévost).
* Rue Cadot.
* Rue du pont.
* Rue des créneaux (du n°1 au n°12).
* Place de la gare.
* Parking Rémi-Barrat.
* Rue Eugène-Senet.
* Parc Senet.
* Centre commercial des Châtelaines (9-11 rue des Châtelaines).
* Parking du collège Les Châtelaines (5 rue du moulin).
* Parking de l’école Jean-de-la-Fontaine (30 rue des Saussaies).
« Nettoyer un peu la rue »
« Si ça peut nettoyer un peu la rue ! », confiait un commerçant, sous couvert d’anonymat, lundi 13 mai 2024, dans la matinée. « Il y a de plus en plus de monde qui squatte, et pas seulement des jeunes de Triel et ça gêne les passants qui n’osent plus circuler à cet endroit », racontait un autre.
« C’est vrai que ça fume, comme partout, mais ce n’est pas un point de deal, répondent deux jeunes croisés sur les lieux. Le maire exagère. »
« Le maire nous avait fait plein de promesses avant les élections et maintenant il s’en prend à nous parce qu’il n’a plus aucun soutien à la mairie. »
L’actualité politique locale n’a pas échappé à ces consommateurs de cannabis désœuvrés. Retoqué par le vote du conseil municipal, le budget 2024 attend le retour de la Cour des comptes et l’avis du préfet. Pendant ce temps, Cédric Aoun assume ses fonctions d’officier de police judiciaire liées à son statut de maire avec zèle.
À lire aussi
Agression avec outrage
Vendredi 10 mai 2024, au cours de sa vidéo, Cédric Aoun a assuré avoir été victime d’une « agression avec outrage » de la part d’un consommateur de cannabis près du Fontenoy, juste avant de se filmer.
« Il est arrivé sans se présenter, en prenant des photos et en attrapant un gars qui n’était même pas de Triel. L’autre s’est juste dégagé. »
Originaire du Val-de-Marne, l’accusé devrait être jugé en janvier 2025 selon un autre message publié sur le compte Facebook de Cédric Aoun. Le maire de Triel a refusé de répondre à nos questions sur cette affaire.
Suivez toute l’actualité de vos villes et médias favoris en vous inscrivant à Mon Actu.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
Consultez également la source de cet article : Article source.
