
L’homme qui a agressé le maire de Saint-Dié, Bruno Toussaint, lors de la soirée du 12 juillet , a écopé de huit mois de prison avec sursis probatoire, avec des obligations de soins psychologiques mais aussi en addictologie pour l’alcool. Il devra également verser à l’élu, ainsi qu’à son épouse, 1 000 € de préjudice moral, mais aussi 800 € à chacun des quatre policiers municipaux outragés et violentés.
Ce trentenaire a été jugé ce mardi devant le tribunal d’Épinal, dans le cadre d’une comparution immédiate.
Pour rappel, cet ancien employé municipal avait accosté l’édile lors de la « Nuit blanche » , en lui reprochant le fait qu’il avait perdu son travail. L’élu, accompagné de sa femme ce soir-là, lui a proposé de prendre rendez-vous pour discuter de sa situation. Sauf que le trentenaire, très alcoolisé, s’est emporté. Il a frappé Bruno Toussaint à l’épaule et à l’oreille, alors qu’il était de dos, et a bousculé son épouse.
Tout au long du procès, ce père de quatre enfants a exprimé de nombreux regrets et présenté ses excuses à l’élu et à sa femme, absents lors de l’audience. « Je ne sais pas ce qui m’a pris. Je suis allé voir le maire dans le but de lui parler. Mais toute la souffrance du passé est ressortie », a déclaré le prévenu, en pleurs pendant l’audience, avant de faire son mea culpa pour s’être rebellé et avoir insulté, par des propos sexistes et racistes, les quatre policiers municipaux qui l’ont maîtrisé ce soir-là. « Ils ont dû s’y mettre à quatre pour le plaquer au sol », a affirmé M e Mortet, conseil des agents municipaux.
« Un pauvre type acculé »
Le trentenaire a expliqué son état d’esprit par le fait que sa hiérarchie l’avait harcelé, ce qui l’avait contraint à démissionner en novembre dernier. Des explications battues en brèche par M e Haumesser, avocate du maire et de son épouse, ajoutant que le trentenaire prenait une posture de victime alors que de nombreux éléments prouvent qu’il entretenait un relationnel compliqué avec ses collègues.
« Le maire n’est pas un réceptacle de toutes les récriminations et de la haine qu’on peut avoir vis-à-vis de la société », a attaqué de son côté le procureur Frédéric Nahon avant de requérir deux ans de prison dont un an avec sursis probatoire.
Une peine synonyme d’élimination sociale pour M e Harbil-Bonne, avocate du trentenaire, précisant que son client était « un pauvre type acculé » financièrement depuis cette démission. « Son positionnement, c’est de la honte et des regrets. » L’avocate a été en partie entendue.
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