Viols incestueux : Charles Kermarec, ancien élu de Brest, condamné à 13 ans de réclusion criminelle

, Viols incestueux : Charles Kermarec, ancien élu de Brest, condamné à 13 ans de réclusion criminelle

Charles Kermarec, ancien vice-président de Brest métropole et conseiller municipal, a été condamné ce vendredi 16 janvier 2026 à 13 ans de réclusion criminelle pour viols et agressions sexuelles sur trois de ses neveux.
La peine a été assortie de cinq ans de suivi socio-judiciaire avec injonction de soin.

Le ministère public, représenté par Elsa Guyonvarc’h, avait requis 15 ans de prison à l’encontre du Brestois de 70 ans, jugé à Quimper depuis mercredi 14 janvier. « Charles Kermarec a créé les conditions pour mieux assouvir ses pulsions. Il les faisait sortir, il les faisait boire et il les mettait dans son lit », avait résumé la magistrate, en requérant cette « peine lourde mais juste », « le prix de la dette » de l’accusé envers ses victimes.

Conseiller municipal de Brest entre 2014 et 2023, Charles Kermarec encourait 20 ans de réclusion criminelle pour des faits remontant à plus de 20 ans pour les plus anciens.

« J’étais son truc, son objet »

En 2005, Charles Kermarec s’était rapproché de son neveu Guillaume (prénom modifié), alors âgé de 14 ans, de 36 ans son cadet. Il l’amenait dans les loges VIP du stade de foot ou au bar, où il lui faisait boire « mojitos sur mojitos ». Le jeune garçon dormait ensuite dans une chambre où son oncle le rejoignait la nuit.

S’ensuivaient alors caresses non désirées, masturbations, fellations, et viols, selon le récit de Guillaume, 34 ans, qui a décrit à la barre des faits se répétant « partout, tout le temps », dans les « sous-bois de Brest » mais aussi durant des vacances en Corse, à Saint-Tropez ou au Maroc.

« J’étais son truc, son objet », a ajouté le jeune homme parlant d’un « enfer » de cinq ans, qui l’a fait tomber dans l’alcoolisme dès l’âge de 15 ans.

« Charles Kermarec a fait de Guillaume son jouet sexuel pendant des années », a poursuivi l’avocate générale, parlant de « centaines » d’agressions sexuelles et de viols sur une victime inconsciente, qui a découvert une partie des faits à l’audience.

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« Guillaume était prisonnier de cette relation à tel point qu’il a évoqué plusieurs fois la volonté d’en finir », a rappelé la magistrate.

Deux autres neveux, l’un mineur et l’autre tout juste majeur, ont également raconté avoir été victimes d’agressions sexuelles en 2012 et 2015 alors qu’ils dormaient au domicile de leur oncle.

C’est un signalement au parquet, effectué en mai 2023 par le maire de Brest François Cuillandre, qui avait provoqué l’ouverture d’une enquête. Le premier édile avait eu écho d’une altercation survenue dans un bar entre Charles Kermarec et ses neveux, durant laquelle ces derniers avaient accusé leur oncle d’agressions sexuelles.

Quelques mois plus tôt, Charles Kermarec venait d’être nommé vice-président de la métropole brestoise. Ce statut d’élu dont il jouissait depuis près de dix ans « renvoyait l’image d’un homme important, que l’on écoute et que l’on respecte », a souligné la magistrate du parquet, rappelant que ses neveux le pensaient « intouchable ».

L’avocat de l’accusé, Me Bertrand Labat, a lui plaidé la clémence. « La personne humaine est faillible et fragile : c’est le cas de M. Kermarec », a-t-il dit.

Avec AFP

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