Violente agression à Bihorel. La maire par intérim réagit : « Je ne veux pas de cela pour ma commune

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Dimanche 15 septembre 2024, un étudiant de 20 ans et sa petite amie de 18 ans ont été violemment agressés lors d’une tentative de car-jacking, à la station-service du Super U, à Bihorel, près de Rouen (Seine-Maritime). Pris en charge par les secours, ils ont été transportés en état de choc au CHU de Rouen et la police a immédiatement ouvert une enquête.

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Lors du conseil municipal du 26 septembre, la maire par intérim Nathalie Lecordier a exprimé son émotion. L’élue a aussi publié un communiqué de presse, le 9 octobre, pour affirmer que dans la ville, « la peur n’a pas sa place ».

« Une agression commise par des barbares »

« Aujourd’hui, les jeunes vont mieux, mais psychologiquement, c’est difficile », estime l’élue. « C’est une agression commise par des barbares. On voit là des jeunes, qui, pour voler une voiture, sont capables de frapper sans commune mesure. Ce sont des agresseurs pour lesquels la vie n’a aucune importance. Ils ne sont que dans la violence et le pouvoir sur les autres. Je ne veux pas de cela pour ma commune. Je ne veux pas vivre dans cette peur-là et rester inactive. « 

Des décisions rapides à prendre

Après avoir rencontré les parents, les victimes et la Police nationale, Nathalie Lecordier confie qu’en tant qu’élue, l’envie d’agir est évidemment forte quand ce type d’événement se passe sur sa commune. « Que faut-il mettre en place ? », s’interroge Nathalie Lecordier, qui estime que Bihorel est une commune paisible, mais qu’il existe, comme partout, des éléments d’insécurité. « Il y a eu un certain nombre d’agressions dans ce secteur, dont deux sur le même modus operandi. Alors, il faut prendre des décisions rapides pour ce lieu », estime l’élue.

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Quatre pistes pour agir

La Ville a choisi de s’engager sur quatre points. D’abord, avec un GPO (Groupement partenarial opérationnel) associant la Police nationale, la Ville et la direction du Super U afin de trouver des réponses concrètes.

« Pour le moment, la grande enseigne a fermé sa station-service de 20 h 30 à 5 h. Elle a aussi mis en place un service de gardiennage. En complément, et ce sera le second point, nous avons décidé de débloquer des fonds pour acheter une deuxième caméra nomade. Super U n’a qu’une caméra derrière le magasin, au niveau des livraisons, et cela, depuis les émeutes. La vidéoprotection est un élément qui peut dissuader les délinquants, mais aussi rassurer les clients », détaille Nathalie Lecordier.

Demande à la Métropole, du retour de l’éclairage public, la nuit

De façon plus ponctuelle, la Ville va sécuriser les abords du Parc l’Argilière « avec le retrait de la végétalisation pouvant servir de repère ou d’abri aux délinquants ». La maire veut surtout que la lumière soit rallumée : « J’ai donc fait envoyer un courrier à la Métropole Rouen Normandie pour que l’éclairage public soit de retour, la nuit, sur le territoire communal, considérant que la sécurité des personnes et des biens doit primer provisoirement sur les aspects économiques et écologiques qui avaient présidé à l’expérimentation de l’extinction de la lumière la nuit. Pour le moment, je n’ai pas de retour. Après, je veux qu’on travaille sur le volet prévention à travers les médiateurs, le local ados, etc. ».

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Vivre en liberté, oui, mais rester prudent…

Nathalie Lecordier, toujours choquée par cette agression, a bien entendu « envie d’être libre et en sécurité » dans la commune. « S’il y a des pompes à essence ouvertes la nuit, on doit pouvoir y aller sans se dire qu’il y a un risque. Les citoyens ont envie d’être en sécurité et payent des impôts pour cela. Mais il convient d’adopter des règles élémentaires de prudence et d’éviter, dans la mesure du possible, les sorties nocturnes ou se déplacer seul. Nous ne pouvons pas mettre une caméra à chaque coin de rue ou un policier derrière chaque personne. Il ne faut cependant pas leur laisser la place. Ce sera le but de notre prochaine marche exploratoire qui se déroulera le 5 novembre. »

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En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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