Violences envers les élus : Limoux se rassemble pour partager son « inquiétude » et faire valoir « l’Etat républicain »

Ce lundi 3 juillet à midi, les élus municipaux, le sous-préfet de Limoux, mais également des représentants des forces de l’ordre et des citoyens se sont rassemblés à l’hôtel de ville. Le but : faire part de leur solidarité envers les maires et élus victimes de violence et alerter l’Etat.

Les élus de la majorité municipale et ceux d’opposition, des représentants de la gendarmerie, de la police municipale, des employés municipaux, des établissements scolaires, mais aussi de simples citoyens. C’est tout Limoux qui s’est rassemblé ce lundi 3 juillet au sein de l’hôtel de ville. 

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Comme ailleurs en France, les personnes présentes ont tenu à marquer leur soutien aux élus de la République victimes d’actes de violence, physiques ou morales. Un rassemblement visant d’abord à manifester à l’Etat « l’inquiétude » des maires, de leurs adjoints, des conseillers municipaux ou de leurs concitoyens, comme l’a rappelé le premier magistrat Pierre Durand.

Le sous-préfet de Limoux, Eric Laffargue, était présent.
Le sous-préfet de Limoux, Eric Laffargue, était présent.

Des maires du Limouxin victimes d’injures 

« Notre pays a rencontré des temps de difficultés que nous avons su appréhender. Celui d’aujourd’hui semble plus près du chaos que jamais », a indiqué le maire de Limoux. En effet, dans la nuit du 2 au 3 juillet, le domicile de Vincent Jeanbrun, maire de L’Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne), a été attaqué à la voiture-bélier. Une enquête pour tentative d’assassinat a été ouverte.

Plusieurs services municipaux étaient représentés.
Plusieurs services municipaux étaient représentés.

Plus près de la cité blanquetière, au moins trois maires ont dernièrement fait l’objet d’insultes, de menaces ou de violences verbales dans le Limouxin. Une motion, votée aussi bien en conseil municipal qu’intercommunal, a été remise au sous-préfet de Limoux, Eric Laffargue, qui l’a transmis selon Pierre Durand « au plus haut de l’Etat ». Si celui-ci a respecté son devoir de réserve, qui incombe à tout fonctionnaire, il était néanmoins présent à ce rassemblement.

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Un mot pour les forces de l’ordre et les pompiers

Des citoyens et personnalités limouxines ont tenu à marquer leur solidarité avec les élus victimes de violence.
Des citoyens et personnalités limouxines ont tenu à marquer leur solidarité avec les élus victimes de violence.

« Cette violence qui progresse démontre que si nous ne restons pas mobilisés, si nous ne faisons pas appel à l’Etat, il sera encore plus difficile de vivre dans une société sereine, respectueuse de l’ordre républicain et des devoirs que nous avons vis-à-vis de notre jeunesse », a précisé Pierre Durand. Le maire a également tenu à saluer et remercier « la police qu’elle soit municipale comme nationale, les services de la gendarmerie, et les sapeurs-pompiers, confrontés aux plus grands dangers ». « Merci, a-t-il ajouté, un mot qui peut paraître simple mais qui est sincère. » Des propos qui surviennent juste après le décès d’un membre de la Brigade des jeunes sapeurs-pompiers de Paris, âgé de 24 ans.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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