Un homme a tenté d’incendier la mairie d’Angoulême, ce mercredi 21 août.
Depuis le début de l’année, plus de 1200 plaintes ont été déposées par des élus pour signaler des agressions.
Pour lutter contre ce phénomène et protéger les édiles, des systèmes d’alarme sont mis en place.
Insultes, menaces de mort, agressions… De plus en plus de maires font état de violences dans le cadre de leurs fonctions, alors que depuis le début de l’année, plus de 1200 plaintes ont été déposées par des élus pour signaler de tels actes. Dernier exemple en date ce mercredi 21 août, à Angoulême, où un homme a répandu de l’essence dans une pièce de la mairie.
Un système d’alerte qui enregistre les échanges
Face à un tel phénomène, la mairie de Claira, dans les Pyrénées-Orientales, a décidé d’agir. Son maire, Marc Petit, a été agressé trois fois depuis son élection, en 2020. La dernière altercation remonte à quelques mois. Tandis qu’il rentrait chez lui, il demande à un vacancier mal garé de déplacer son véhicule. « Je me présente, Marc Petit, maire de Claira, je lui montre la carte, et alors là, il est parti, complètement en vrille, il hurlait », se rappelle l’édile, jusqu’à pointer une bombe lacrymogène à quelques centimètres du visage de l’élu.
Cette dernière agression l’incite à bénéficier d’un nouveau dispositif de protection, un bouton d’alerte directement relié à la police municipale. Lorsqu’il en ressent le besoin, le maire doit appuyer trois fois sur le dispositif. Sa position est alors localisée par les agents qui peuvent intervenir rapidement. Par ailleurs, le bouton est connecté au téléphone de l’élu. En cas d’incident, le micro enregistre les échanges, ce qui permet de fournir un élément de preuves en cas de poursuites judiciaires.
Pour autant, le dispositif n’empêche pas Marc Petit de ressentir une certaine appréhension lorsqu’il poursuit son travail sur le terrain, à la rencontre de ses administrés. « D’avoir ça [en désignant le dispositif] tous les jours avec soi, on y pense. On sait très bien qu’on peut sortir de la collectivité et se faire agresser par un idiot », regrette-t-il.
Soutien policier et cellule d’écoute
À Daubeuf-la-Campagne dans l’Eure, tout le personnel municipal est protégé par un dispositif de surveillance via une société privée. Le système, quasi identique, a un coût : 90 euros par personne. « Un simple clic permet d’alerte l’entourage », explique Sabrina Terryn, secrétaire à la commune et qui s’est déjà fait agresser.
Entre 2022 et 2023, les dépôts de plainte des élus violentés ont augmenté de 13,5%. Dans 7 cas sur 10, il s’agit de menaces, dont les maires sont les plus souvent victimes. Afin de mieux accompagner les édiles, l’État a formé, parmi les policiers et gendarmes, 3400 référents, répartis sur tout le territoire.
« On se sent souvent seul quand on est élu, la présence de la gendarmerie nous rassure énormément », se félicite Nicole Milesi, maire à Fretigny-et-Velloreille, en Haute-Saône. Dans ce département, les gendarmes du secteur tiennent une permanence dans la maison France Service, afin de rappeler quelques règles aux maires, qui ont aussi un rôle de premier magistrat de la commune et officier de police judiciaire. « Vous nous appelez et c’est nous qui intervenons s’il y a nécessité d’interpellation. Il ne faut pas agir toute seule », insiste ainsi l’adjudante-cheffe, Séverine Tisserand, auprès de Nicole Milesi.
En cas de traumatisme, le gouvernement a également ouvert une cellule d’écoute, joignable 7/7, au 01.80.52.33.84. Un soutien psychologique nécessaire alors que les maires sont de plus en plus nombreux à démissionner en cours de mandat.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
Source de l’article : Source

