Violence contre des élus locaux : cinq bracelets d’alerte distribués dans la Vienne

, Violence contre des élus locaux : cinq bracelets d’alerte distribués dans la Vienne

« C’est un peu comme une montre », explique le préfet de la Vienne, Jean-Marie Girier. Ce bracelet n’est pas une montre, mais bien un dispositif d’alerte, distribué aux élus du département. Il s’agit d’un bouton que pourront porter les élus jugés menacés. Trois pressions au centre et l’alerte est immédiatement donnée.

Le bracelet est aussitôt géolocalisé, un équipage des forces de l’ordre est envoyé sur place, et un micro se déclenche. Il permet à un opérateur de la police ou de la gendarmerie, en fonction de la zone, d’entendre ce qu’il se passe. La conversation est aussi enregistrée et constituera des preuves si des poursuites judiciaires sont engagées.

Ce bracelet se double d’une application sur smartphone. L’alerte aux forces de l’ordre peut y être donné.

29 procédures en 2023

« Pour chaque menace, il y a une évaluation. L’objectif est de ne pas laisser l’élu seul », explique Jean-Marc Girier, le préfet, qui estime son inquiétude « légitime ». Ainsi, dans la Vienne, déjà trois des cinq bracelets ont été remis « à des élus ou à des parlementaires », explique Jean-Marie Girier, sans préciser l’identité des personnes concernées. En 2023, dans la Vienne, 29 procédures concernant des élus ont été déclenchées, alors qu’en 2021, il y en avait seulement 15. Le nombre de procédures a donc doublé.

Les faits recensés vont de l’atteinte à la dignité, à l’outrage, en passant par les menaces. Les élus sont donc en première ligne et exposés aux violences. On peut par exemple penser aux dégradations sur la permanence du député de Poitiers, Sacha Houlié, en octobre dernier.

Ce bouton n’est pas obligatoirement porté par un élu. Il peut aussi être porté par les membres de son équipe, eux aussi exposé : une secrétaire de mairie, un adjoint, un collaborateur parlementaire.

Un outil parmi d’autres

Le bracelet d’alerte complète la panoplie d’outils dont disposent les élus pour assurer leur sécurité. Dans notre département, 191 élus ont déjà été formés à la gestion des incivilités et à la désescalade. Ces formations ont été élaborées par les négociateurs du RAID et du GIGN. Soixante-dix autres élus devraient suivre la formation cette année.

Autre outil : les numéros de téléphone portable des élus et des parlementaires sont enregistrés par la police et la gendarmerie. Lorsqu’ils composent le 17, leur numéro est donc reconnu et le traitement de leur appel est prioritaire.

Depuis le début de l’année 2024, 20 cas de violences faites aux élus ont été recensés dans la Vienne.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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