Violence à l’école : les enseignants du privé dénoncent des « freins » pour alerter

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Les syndicats d’enseignants du secteur des écoles privées sous contrat ont dénoncé mercredi 30 avril, lors d’une audition parlementaire, des « freins » dans les procédures de signalement de faits de violence dans les écoles privées, à l’instar de ceux survenus pendant des décennies à Bétharram.

Valérie Ginet, secrétaire adjointe de la FEP-CFDT, a souligné notamment, lors d’une audition de la commission d’enquête sur les violences et les contrôles dans les établissements scolaires, que la voie ordinaire des signalements par la voie hiérarchique et le chef d’établissement peut « ralentir » le processus. Signaler un problème, pour un membre du personnel d’une école, « ça veut dire s’exposer, ce n’est pas toujours bien vu de mettre en question la réputation de l’établissement », c’est souvent « très coûteux » en termes de conséquences sur la carrière, a-t-elle fait valoir.

Françoise Gullung, l’ex-enseignante de Notre-Dame de Bétharram qui avait tenté d’alerter sur des violences physiques et pédophiles systémiques dans l’établissement, avait ainsi été écartée et rencontré des difficultés dans les suites de sa carrière. Valérie Ginet appelle à un meilleur suivi, lorsque des « faits établissements » ont été signalés aux autorités.

Situations « d’abord gérées en interne »

Delphine Bouchoux, élue au comité consultatif ministériel des maîtres de l’enseignement privé, relève que si la loi impose d’avertir les autorités compétentes lorsqu’on est informé d’un fait de violence, « dans la réalité ces situations sont d’abord gérées en interne ».

Or un chef d’établissement peut ne pas vouloir ternir l’image de son établissement, ce qui peut « retarder la transmission voire étouffer les situations ». « Pour nous c’est le cœur du problème. Il ne doit plus y avoir ce filtre entre les personnels enseignants et les autorités compétentes », insiste Delphine Bouchoux.

Jean-Louis Stadler, président du Spelc, rappelle, lui, qu’il y a « des dispositifs qui permettent d’outrepasser cette voie hiérarchique ».

Demande de formations

Marie Troadec, responsable du premier degré, demande notamment des formations communes pour l’enseignement public et privé, et s’inquiète du non-respect de circulaires et décrets par l’enseignement catholique, notamment sur l’Evars, le programme d’éducation à la vie affective et sexuelle qui a été combattu par certaines organisations de parents catholiques et une partie de la droite.

Loin de renvoyer au passé les violences contre les enfants dans le monde scolaire, Pascale Picol, responsable CGT Enseignement privé, juge que « les violences d’adultes sur enfants, c’est vraiment un chantier encore en devenir ».

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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