
Le 20 mai dernier, un conseiller municipal de la commune de Cavanac, dans l’Aude, était violemment passé à tabac par trois personnes en train de commettre une infraction. Il n’est toujours pas en mesure de s’exprimer, car sous le choc. Son avocat l’a fait pour lui.
Lundi 20 mai dernier, un élu de la commune de Cavanac (Aude) était violemment agressé, alors qu’il empêchait trois personnes de déposer et brûler des déchets dans la nature. Le conseiller municipal avait été passé à tabac par trois ouvriers, et avait fini le visage en sang, l’œil noir et l’arête nasale fissurée.
L’avocat de la victime Olivier Trilles a tenu à rappeler la violence de l’agression • ©FTV
L’élu s’était vu prescrire trois jours d’ITT (Incapacité totale de travail) et avait déposé plainte.
Selon son avocat, Olivier Trilles, la victime est toujours en état de choc, 10 jours après les faits. Il n’a pas souhaité répondre aux questions de France 3 Occitanie, mais son avocat l’a fait pour lui. Il confie à notre micro que sa famille est inquiète des représailles, et est autant choquée que l’élu.
L’élu municipal est encore sous le choc, et craint des représailles • ©FTV
Le dépôt sauvage des déchets, à l’origine de l’agression, est une problématique grandissante dans la commune. Les déchets sont surtout concernés. « Les entreprises doivent payer pour aller en déchetterie. Évidemment, pour éviter cela, elles préfèrent les jeter n’importe où. Cela est de plus en plus fréquent dans nos communes » , dénonce Patrick Schmith, maire sans étiquette de Cavanac.
Les trois mis en cause encourent trois ans d’emprisonnement, et 45 000 euros d’amende.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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