, VIDÉO. Quand le GIGN vient former les élus de Bourgogne à gérer les incivilités et les tensions du quotidien

VIDÉO. Quand le GIGN vient former les élus de Bourgogne à gérer les incivilités et les tensions du quotidien

, VIDÉO. Quand le GIGN vient former les élus de Bourgogne à gérer les incivilités et les tensions du quotidien

Les élus locaux sont de plus en plus nombreux à raconter avoir vécu des incivilités, voire des agressions, dans le cadre de leur fonction. Pour les aider à gérer ces tensions du quotidien, une formation est proposée par l’Association des maires de France de Côte-d’Or.

Comment les élus locaux peuvent-ils réagir en cas de conflit avec des administrés, ou bien même d’agressions ? Les faits sont de plus en plus nombreux, selon les élus de Bourgogne. « Je suis maire depuis 2001, et cela fait deux/trois ans qu’il y a de réels soucis, notamment depuis la pandémie, décrit Mahfoud Aomar, président de l’Association des maires de France de l’Yonne. 

Depuis deux ans, en Côte-d’Or, l’Association des maires de France 21 organise régulièrement des stages de gestion des conflits à destination des maires et adjoints.

Ce jour-là, à Ouges, c’est un formateur et négociateur du GIGN au sein de l’école de gendarmerie de Dijon qui anime la formation. Regard, posture, ton à adopter, l’intéressé distille les conseils et enchaîne les mises en situation. « Ce que la personne vient chercher, c’est de l’aide. Elle a peur. Fais attention aux négations », explique par exemple l’intéressé après un exercice. 

Le 14 mars dernier, une loi visant à renforcer la protection des maires et des élus locaux a été définitivement adoptée au Sénat. Il s’agit notamment d’aligner les peines prévues sur celles des forces de l’ordre ou des pompiers

« Ce qu’on sent, c’est que les élus veulent apporter des solutions très vite, trop vite. Dans certaines situations, il n’y a aucune solution, c’est juste de la discussion », décrit le négociateur.  

Ce qu’on veut, c’est de la technique pour conserver de la discussion même dans un désaccord.

Le formateur et négociateur régional au sein de l’école de gendarmerie de Dijon

Le maire d’Ouges, Jean-Claude Girard, qui a accueilli la formation dans sa commune, a lui-même été agressé par sept hommes en 2021. « En aucun cas, durant l’agression que j’ai subie, même avec la formation, je n’aurais pu faire autrement. Je n’ai senti qu’une chose, c’était la volonté d’en découdre avec moi. Par contre, j’ai retenu des éléments essentiels, et je suis convaincu que certains pourraient me resservir »

« Les gens sont de plus en plus demandeurs, exigeants. On n’a pas trop le droit à l’erreur, quand même, réagit Dominique Dupont, maire de Brochon.

« On a formé à peu près 200 élus en Côte-d’Or. On a des élus, je les connais, qui ont été victimes d’agressions, parfois avec de la pression, des dénonciations calomnieuses… décrit Ludovic Rochette, président des maires de Cote d’or et maire (Horizons) de Brognon. On doit les aider, on doit trouver des moyens pour que leur attitude n’accélère pas cette tension. Qu’au contraire, elle puisse l’apaiser ».

Avec Amélie Douay et Christophe Gaillard. 

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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