Le Premier ministre s’était engagé sur ce sujet à la mi-avril après son discours sur l’autorité à Viry-Châtillon et la mort de Shemseddine, un adolescent passé à tabac près de son collège.
Publié le 30/04/2024 18:37
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Le gouvernement veut sanctionner plus rapidement et fortement les violences liées à la religion alors que les drames se sont multipliés ces dernières semaines. Le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti vient de signer une circulaire dans ce sens qui a été envoyée lundi 29 avril aux procureurs. La mise en musique de ce qui a été annoncé par le Premier ministre dix jours plus tôt sur BFMTV et après la mort de Shemseddine, un adolescent passé à tabac devant son collège de Viry-Chatillon (Essonne).
Concrètement, Éric Dupond-Moretti demande donc aux parquets de retenir une circonstance aggravante en cas de violence liée à la pratique religieuse. Il s’agit d’une nouveauté car la circonstance aggravante existe déjà en matière d’agression liée à l’appartenance ou non à une religion. Mais l’objectif est désormais d’y avoir recours lorsque la violence est liée à la manière dont la religion est pratiquée aux yeux de l’agresseur. Par exemple : la tenue vestimentaire, un voile non porté ou mal porté ou encore la manière de suivre le ramadan. Une circulaire « dans un contexte séparatiste et d’atteintes à la laïcité », précise le texte.
Dans le collimateur du gouvernement, il y a notamment les pressions exercées sur les personnels de santé pour établir des certificats de virginité ou les violences, menaces ou intimidations sur les personnes participant à une mission de service public. Éric Dupond-Moretti promet ainsi une réponse pénale ferme et rapide, grâce à un déferrement systématique devant un magistrat à l’issue d’une garde à vue pour décider d’une comparution immédiate ou d’un contrôle judiciaire en attente de procès. L’exécutif veut éviter les classements sans suite dans ces affaires de violence ou menaces notamment à l’école ou dans l’espace public.
Dans certains cas, le recours à cette circonstance aggravante peut permettre de passer d’une simple amende à un délit jugé devant un tribunal correctionnel. C’est le cas par exemple des violences avec incapacité de travail inférieure à huit jours alors que le garde des Sceaux incite par ailleurs les procureurs à rencontrer davantage les représentants des cultes à l’image des réunions régulières organisées avec les préfets, les élus locaux, les forces de l’ordre ou les représentants de l’Éducation nationale. Pour mieux détecter les éventuels signes de radicalisation et prévenir les agressions liées à la pratique religieuse.
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Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
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