
Le moment est suffisamment rare pour être souligné. Alors que les débats au conseil régional de Bretagne sont engagés depuis ce mercredi autour du budget 2024, le président divers-gauche Loïg Chesnais-Girard décide de les stopper net pour une suspension de séance. Raison de ces remous : des échanges houleux entre le vice-président aux Finances Stéphane Perrin-Sarzier et le conseiller régional RN d’opposition Patrick Le Fur qui s’achèvent par une insulte.
Le Brexit de trop
« Mais quel gros con ! », lance ainsi Le Fur, en séance, alors qu’il se tourne vers le chef de file du Rassemblement national en Bretagne Gilles Pennelle, assis juste derrière lui. Une sortie hasardeuse, entendue par de nombreux élus présents dans l’hémicycle, qui clôturait une passe d’armes avec le VP aux Finances.
Stéphane Perrin-Sarzier venait en effet de mettre le parti de Marine Le Pen face à ses contradictions sur la question des pêcheurs, rappelant que le Brexit, auquel adhérait le RN, avait notamment eu pour conséquences les difficultés actuelles du secteur de la pêche bretonne. « Des mensonges ! », a d’abord lancé Patrick Le Fur, avant d’opter pour une insulte plus directe que Loïg Chesnais-Girard a immédiatement condamnée.
« Je retire et je regrette »
« Merci Monsieur Perrin-Sarzier d’avoir gardé votre calme. Monsieur Le Fur, insulter un élu de la République n’est pas à la hauteur de la situation dans laquelle se trouve notre pays. Ce n’est pas la première fois que l’on constate un dérapage dans votre groupe. On respecte toutes les idées, on n’insulte pas ! »
À l’issue de la suspension de séance de quelques minutes, Loïg Chesnais-Girard a repris la parole, précisant que l’élu avait été rappelé à l’ordre et que l’incident serait inscrit au procès-verbal de la session. Patrick Le Fur, qui s’est entre-temps vertement fait secouer les puces par son chef de groupe Gilles Pennelle, a ensuite repris la parole pour s’en excuser. « Je retire les deux mots que j’ai dits et je regrette. » Fermez le ban.
CDCL : Un Bouclier pour nos Élus
L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.
CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.
Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.
Engagez-vous avec CDCL
Pour en savoir plus sur les actions de CDCL et sur la manière dont cette association contribue à protéger nos élus, nous vous encourageons à visiter leur site web.
Source de l’article : Source
