
L’élue écologiste confirme avoir déposé ce lundi 29 janvier une demande de sanction auprès de la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, à l’encontre des députés Rassemblement national de l’Aude qui lors de la manifestation le vendredi 26 janvier se sont mis en scène devant une banderole ouvertement sexiste et insultante.
Voilà une polémique qui ne grandit pas la classe politique audoise et qui ne résout en rien la détresse des agriculteurs mais qui s’est invitée en marge de la grande mobilisation de ce vendredi 26 janvier à Narbonne.
Ce lundi 29 janvier, la députée Europe écologie les Verts, Sandrine Rousseau a annoncé avoir déposé une demande de sanction auprès de la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet à l’encontre des parlementaires du Rassemblement national audois.
Le motif de son courroux : la mise en scène en photos, pendant la manifestation agricole sur l’autoroute A9, des élus d’extrême droite devant une banderole où on pouvait lire « Va faire la soupe salope ». Une insulte sexiste qui avait été prononcée le 13 juin 2023 au domaine de Ventaillole à Ventenac-Cabardès alors que la députée de Paris, accompagnée de la secrétaire nationale des Verts, Marine Tondelier, avait été prise à partie par des agriculteurs souhaitant dénoncer ce qu’ils appellent l’agribashing des écologistes.
Une plainte avait été déposée pour « outrage adressé à une personne dépositaire de l’autorité publique » par Sandrine Rousseau et l’auteur présumé des faits avait été auditionné en gendarmerie dans le cadre de l’ouverture d’une procédure judiciaire.
Jouant de l’opposition entre écologistes et agriculteurs sur le dossier épineux du recours aux produits phytosanitaires et aux règles environnementales que les viticulteurs considèrent comme trop drastiques en comparaison avec les lois dans les pays européens voisins, les parlementaires du Rassemblement national ont donc posé en photo le vendredi 26 janvier devant une banderole reprenant cette insulte. Le député de la 3e circonscription Julien Rancoule avait retiré sa publication postée quelques minutes avant. Celui de la première, Christophe Barthès, avait également publié une autre photo – l’insulte est cachée mais compréhensible – un peu plus tard dans la journée avant lui aussi de la supprimer.
Certes Julien Rancoule s’est défendu de tout sexisme, en affirmant « qu’ils n’auraient pas utilisé les termes employés évidemment », mais il ne les qualifie pas d’insultes sexistes et affirme même qu’elles sont « devenues un slogan ».
Reste à savoir si la présidente Renaissance de l’Assemblée nationale condamnera les parlementaires audois. Depuis le début de la mandature, un nombre record de sanctions a été prononcé par Yaël Braun-Pivet allant du simple rappel à l’ordre à la retenue sur indemnités.
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