
Le bilan sécurité dans le département du Tarn-et-Garonne pointe l’augmentation des faits de délinquance générale. Une tendance à la hausse de + 8,2% en zone police par rapport à 2022 et + 9% en zone gendarmerie. Les violences intrafamiliales progressent, elles, de 20%.
Le préfet du Tarn-et-Garonne, Vincent Roberti et le procureur de la République, Bruno Sauvage, ont donné une conférence de presse sur la sécurité, le lundi 12 février 2024. Ce bilan confirme la tendance à la hausse des faits de délinquance générale dans le département du Tarn-et-Garonne, déjà observée en 2022.
Cette tendance s’observe aussi bien en zone police : +8,2% par rapport à 2022, qu’en zone gendarmerie : +9%. Les violences intrafamiliales progressent de 20% et le nombre de tués sur les routes du Tarn-et-Garonne augmente lui aussi, avec 23 personnes décédées en 2023.
S’agissant des atteintes aux biens, il est enregistré une augmentation, +7,6%, tant en zone police : +10% que gendarmerie : +2%, sans pour autant revenir au niveau de la période antérieure à la crise sanitaire (-7,1%).
En revanche, les cambriolages sont en hausse de +25 %. Le Tarn-et-Garonne est, après la Haute-Garonne, le département le plus impacté de l’ex-région Midi-Pyrénées. Un nombre de cambriolages qui reste inférieur à celui de 2019.
« La lutte contre les violences intrafamiliales doit demeurer une priorité sur 2024« , dans le département.
Cette tendance à la hausse pour la délinquance générale s’explique principalement par l’augmentation des atteintes aux personnes, avec
- +14,7 % de faits entre 2022 et 2023.
- +18,2% en zone police et +14,4% en zone gendarmerie.
L’augmentation la plus nette est liée aux faits de violences intrafamiliales, avec une progression de près de 20% sur l’ensemble du département.
C’est un chiffre qui inquiète les autorités. « Depuis 5 ans, la croissance forte et continue des violences intrafamiliales, fait l’objet d’une réponse prioritaire des pouvoirs publics avec de nombreux dispositifs mis en place pour judiciariser systématiquement tout fait porté à la connaissance des forces de police et gendarmerie, et accompagner la libération de la parole. En cela, ces tendances sont positives, car elles sont avant tout le signe d’une meilleure prise en compte des victimes ».
En zone gendarmerie, le nombre des interventions en 2023 a augmenté de 13% pour atteindre un peu plus de 13 000. Le taux d’élucidation augmente de près de 6 points en 2023 (de 39 à 45%). En zone police, le constat est le même avec une augmentation des affaires résolues pour toutes les catégories de délinquance : +7,7%.
La lutte contre les stupéfiants est un sujet qui touche de près le département, du fait de sa position stratégique à proximité de Toulouse et des axes routiers depuis l’Espagne.
Les résultats en la matière sont significatifs : 6 trafics démantelés en 2023 en zone gendarmerie, 47 trafics et deals de rue démantelés en zone police (contre 20 en 2021).
L’année a notamment été marquée par le démantèlement d’un important trafic de cannabis et de cocaïne actif dans le secteur des Chaumes, soldé par l’interpellation de huit trafiquants dont cinq ont été incarcérés.
Les usages de stupéfiants constatés ont augmenté de 23,7% sur un an. En zone gendarmerie, le nombre d’auteurs d’infractions a plus que doublé.
Les saisies en zone police ont représenté en 2023 :
- 17,363 kilos de cannabis,
- 2,782 kilos de cocaïne,
- 18 grammes d’héroïne,
- 208 cachets d’ecstasy,
- 15 075 euros,
- 3 véhicules,
- 2 armes à feu,
- 1 immeuble acquis avec le produit du trafic.
La lutte contre la radicalisation reste une priorité.
« Bien que le niveau d’alerte attentat soit redescendu au niveau sécurité renforcée, l’attentat d’Arras d’octobre dernier nous rappelle que la menace est sans cesse présente. Dans le Tarn-et-Garonne, tout est mis en œuvre pour lutter contre ce phénomène en renforçant les contrôles, en réunissant les instances de coordination et en développant les actions de prévention, auprès des jeunes et en milieu scolaire notamment ».
« La lutte contre les violences à l’égard des symboles de la République, et notamment des élus, demeure une priorité ». Les maires disposent aujourd’hui chacun d’un gendarme ou policier référent sûreté. Par ailleurs, des formations à la gestion des conflits par les forces de l’ordre, le Raid ou le GIGN leur ont été proposées.
Les chiffres restent défavorables avec 23 tués sur les routes du département (19 en zone gendarmerie et 4 en zone police). Un bilan sur le département qui ne reflète pas la tendance nationale, avec une baisse de la mortalité routière en 2023.
Les autorités constatent l’augmentation importante de la gravité des accidents routiers. Les comportements irresponsables avec la consommation d’alcool et de stupéfiants.
Suite à ces contrôles routiers, 889 mesures administratives de suspensions ont été prises (876 en 2022).
Un nouveau barème indicatif relatif aux mesures administratives de suspension applicable dans le département de Tarn-et-Garonne a par ailleurs été adopté en octobre 2023. Il durcit certaines durées de suspension afin de dissuader au maximum la commission d’infractions aux règles de la sécurité routière, en particulier en matière de conduites à risques.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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