En moins d’un mois, sept fusillades sont survenues dans l’agglomération grenobloise. La maire d’Échirolles (PCF) a tiré la sonnette d’alarme lundi sur France Bleu Isère.
Publié le 26/08/2024 08:51
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« On a atteint des niveaux de violence avec l’usage notamment d’armes à feu sur le territoire de l’agglomération » et cela « devient extrêmement inquiétant », déplore lundi 26 août sur France Bleu Isère Amandine Demore, maire PCF d’Échirolles, alors que l’agglomération grenobloise a connu plusieurs fusillades ces dernières semaines. Mi-août, le procureur de Grenoble Eric Vaillant dénonçait une « guerre des gangs intense » autour du trafic de drogue.
En moins d’un mois, sept fusillades sont survenues dans l’agglomération grenobloise. Face à cette situation, Amandine Demore a écrit vendredi dernier au président de la République pour dénoncer l’« échec cuisant » de la « politique de lutte contre les trafics et leurs nuisances conduite depuis au moins 30 ans ». Lundi, elle explique à France Bleu Isère demander « le retour de la police de proximité, supprimée par Nicolas Sarkozy et qui fait aujourd’hui cruellement défaut dans le pays ». Amandine Demore réclame également « un commissariat de plein exercice » afin d’avoir « une présence policière 24 heures sur 24″.
La maire d’Échirolles regrette que les actions mises en place par l’État soient « limitées dans le temps » et plaide pour des mesures plus pérennes. Si elle salue l’arrivée en renfort de la CRS 83 de la métropole lyonnaise, elle regrette ainsi que ces agents ne restent « que peu de temps sur le territoire ». « J’attends des solutions plus durables », lance-t-elle. Amandine Demore précise que sa commune dispose de « 20 policiers » municipaux, mais considère que ce n’est pas à la municipalité de « pallier les manquements de l’État sur les questions de sécurité », qui est d’ailleurs de « la compétence » de l’État. « Les communes ne peuvent pas faire à la place de l’État tout le temps », insiste-t-elle.
Amandine Demore assure par ailleurs que « la réponse » à la question du trafic de stupéfiants « n’est pas que sécuritaire » et doit être prise « dans son intégralité ». Si elle reconnaît que les « opérations ‘Place nette’ permettent de déstabiliser le trafic de stupéfiants », l’élue considère que cela « ne l’éradique pas durablement ». Elle appelle donc les autorités à se poser d’autres questions, afin de savoir, par exemple, « pourquoi nos concitoyens consomment autant de produits stupéfiants », « pourquoi ils courent vers des produits de plus en plus dangereux et forts ». « C’est une question de santé publique », affirme-t-elle.
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