
POLITIQUE – Le compte à rebours est lancé. Il ne reste plus que 100 jours avant les élections européennes prévues le 9 juin prochain et, après des mois d’incertitude pour certains, tous les partis qui peuvent réellement prétendre à des élus au Parlement ont aligné leur numéro 1 sur la ligne de départ.
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Il y a ceux – le Rassemblement national et dans une moindre mesure Les Républicains – chez qui le suspense était très léger. D’autres, comme les macronistes et leurs alliées, viennent tout juste d’officialiser. D’autres encore à gauche ont longuement (et âprement) discuté pour savoir s’il fallait mieux partir groupés ou chacun de son côté.
Les questions épineuses sont loin d’être toutes résolues puisque les partis ont jusqu’au 17 mai pour déposer la liste complète des candidats. Voire pour changer celui qui mène la campagne. Mais en attendant, petit tour d’horizons des (très jeunes) têtes de liste déjà désignées par les principaux partis.
· Jordan Bardella (Rassemblement national)


Déjà tête de liste du RN en 2019, Jordan Bardella siège à Bruxelles au sein du groupe Identité et démocratie. Le choix de l’eurodéputé de 28 ans à la tête de la liste RN a été annoncé dès le mois de septembre, quelques mois seulement après son élection à la tête du parti lepéniste en remplacement de Marine Le Pen, devenue cheffe de groupe à l’Assemblée nationale. Pour l’eurodéputé sortant, dont la liste fait la course en tête dans les intentions de vote, l’adversaire est tout désigné : le président de la République Emmanuel Macron.
· Valérie Hayer (Renaissance, MoDem, Horizons)


Fille et petite-fille d’agriculteurs, diplômée en droit public, ancienne élue en Mayenne, Valérie Hayer a commencé la politique sous les couleurs de l’UDI. Elle rejoint Emmanuel Macron en 2017 et est élue à Strasbourg en 2019 avant de prendre fin janvier la succession de Stéphane Séjourné à la tête de la délégation Renew. Sa mission principale pour 2024 ? Rattraper la liste RN 10 points devant. « Quand je regarde la presse, j’ai l’impression que les jeux sont déjà faits. Quand j’écoute le RN et Jordan Bardella, j’ai l’impression qu’il ne faudrait même pas rentrer en campagne. C’est mal me connaître, c’est mal connaître le président de la République », a-t-elle déclaré sur TF1 le 29 février, déterminée à « gagner cette campagne ».
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· Raphaël Glucksmann (Parti socialiste/Place Publique)


Si vous êtes présent sur Instagram, vous avez peut-être vu passer ses visuels jaunes pour faire reconnaître le génocide des Ouïghours, contre la fast fashion et le Black Friday… Raphaël Glucksmann, président du micro-parti Place Publique, siège depuis 2019 dans le groupe des Socialistes et Démocrates (S&D) à Strasbourg. Alors qu’après la création de la Nupes, la possibilité d’une liste d’unique à gauche était évoquée, il avait immédiatement pris ses distances en raison de profonds désaccords avec la France insoumise. La liste commune enterrée, il a été choisi pour la deuxième fois pour mener l’alliance avec le Parti socialiste.
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· Marie Toussaint (Les Écologistes)


L’Affaire du Siècle, c’était elle, la reconnaissance de l’écocide au Parlement européen aussi. Marie Toussaint, eurodéputée écologiste de 36 ans, a été choisie par son parti pour 2024. Elle incarne le renouveau des Verts mais hérite d’une très lourde mission : faire aussi bien que la liste de Yannick Jadot qui en 2019 avait créé la surprise avec 13 % des suffrages. Cinq ans plus tard, l’eurodéputée reconnaît que cette fois « les vents sont contraires », a fortiori avec la crise agricole dans laquelle les écologistes ont du mal à se débarrasser des clichés.
· Manon Aubry (La France Insoumise)


C’est reparti pour un tour pour Manon Aubry. Comme plusieurs de ses adversaires, l’eurodéputée LFI conduit pour la deuxième fois la liste LFI aux élections européennes. Si les négociations pour une liste commune à gauche ont échoué, l’élue de 33 ans continue malgré tout appeler au rassemblement. « Je lance un appel à tous les orphelins de la Nupes, tous ceux pour qui sa création a représenté un espoir. Je veux leur dire : ’Rejoignez-nous, venez nous aider !’ », déclarait-elle dans une interview à 20Minutes le 28 janvier. Elle est co-présidente du groupe de la gauche (The Left) à Strasbourg.
· François-Xavier Bellamy (Les Républicains)


Lui aussi rempile, avec la lourde mission d’effacer un souvenir des plus douloureux à droite. François-Xavier Bellamy, 38 ans, portait déjà la liste des Républicains en 2019 quand s’est produit le crash, avec seulement 8,5 % des suffrages recueillis. La claque a été telle qu’elle a coûté sa place au patron du parti de l’époque Laurent Wauquiez. Cinq ans plus tard, LR redonne sa chance à l’agrégé de philosophie, président de la délégation française du Parti Populaire européen (PPE).
· Marion Maréchal (Reconquête !)


De retour en politique aux côtés d’Éric Zemmour lors de la présidentielle 2022, Marion Maréchal va représenter le même parti aux européennes. Le défi est de taille chez les zemmouristes, après la défaite cinglante aux législatives de juin. La candidate Reconquête va tenter de franchir la barre des 5 %, indispensable pour envoyer un élu à Strasbourg.
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· Léon Deffontaines (Parti communistes français)


Lui est un nouveau venu dans le paysage européen… s’il parvient à entrer au Parlement. À seulement 27 ans, Léon Deffontaines a été choisi par les communistes pour mener leur liste. Ancien responsable des Jeunesses communistes, Léon Deffontaines est présenté comme un « bébé Roussel », une filiation que ne renie pas l’ex-candidat à la présidentielle. « Quand le bébé est beau, on est fier d’être papa ! », rigolait ainsi Fabien Roussel devant la presse en janvier.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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