Togo – Agression du député Sagna : Tous auraient pu agir autrement

, Togo – Agression du député Sagna : Tous auraient pu agir autrement

Le journaliste Anani Sossou, s’exprimant sur l’agression du député Guy Marius Sagna à Lomé, souligne la responsabilité des élus et l’importance de respecter les cadres légaux en place. Selon lui, les différentes parties impliquées dans cette affaire auraient pu adopter une autre approche.

Togo: Agression du député Sagna, tous auraient pu agir autrement

Le caractère belliqueux de Guy Marius Sagna aurait pu permettre aux autorités policières, même si la réunion a été interdite de prendre des mesures idoines pour assurer la protection du député de la CEDEAO.

Lorsqu’on va relever les insuffisances dans les comportements du député Sénégalais, de la députée Adjamagbo, d’aucuns diront encore qu’on est manipulé, qu’on a faim, qu’on supporte le régime togolais. Or il y a des règles dans toutes choses et chaque pays a ses règles.

Voilà un député qui arrive dans un pays dans le cadre d’une mission spécifique celle de participer à une session extraordinaire du parlement communautaire. Il fut invité par une coalition de partis politiques de l’opposition à coanimer une réunion publique invitant les Togolais à sa rencontre. Or dans le cas d’espèce, sa mission est assurée, payée et sécurisée par le parlement de la CEDEAO. Et de ce fait il ne peut, en dehors de cette mission organiser ou participer à une autre mission dans la mission sans avertir officiellement le bureau du parlement de la CEDEAO lequel en cas de problèmes sera tenu responsable de ce qui pourrait advenir aux délégations à Lomé.

Mieux Guy Marius Sagna a bel et bien appris que la réunion est interdite puisque la DMP le savait sans doute étant entendu que le lieu initial, une église réquisitionnée pour la circonstance n’était plus l’endroit de la réunion mais le siège d’un parti.

Mme Adjamagbo, députée de son état, sait que des lois entourent l’organisation des réunions publiques au Togo. Elle n’est pas membre du parlement de la CEDEAO et sait que ce n’est pas sa coalition de partis politiques qui a fait venir le député Sagna à Lomé. Au nom de quoi l’invite-t-il a une réunion publique non autorisée? Supposons qu’elle va en mission avec d’autres de ses collègues dans un autre pays ouest-africain, ira-t-elle participer à une réunion publique sans tenir informé son chef de mission ? On a l’impression que tout est organisé pour provoquer et briser les interdits afin de victimiser.

L’objectif de Guy Marius Sagna est atteint, provoquer pour noircir l’image de notre pays dans la sous-région et à l’international. La police aurait dû prendre par précaution des mesures pour sécuriser ou empêcher l’accès au siège de ce parti que tout cela n’arriverait pas. Je ne dis pas qu’il faut interdire les réunions publiques comme c’est souvent le cas. Mais du moment que l’autorité trouve qu’elles comportent des risques, il lui appartient de trouver la bonne formule en collaboration avec les organisateurs.

En ce qui concerne les miliciens, la violence ne saurait tout régler dans notre pays. Notre pays a une longue trajectoire de faits de violence et cela a traumatisé les Togolais. Et nul ne peut se faire justice au risque d’être hors-la-loi. Les milices n’avaient pas leurs places dans cette réunion et aller blesser d’autres concitoyens et un étranger sont des actes d’une barbarie inouïe. Que justice soit faite sur ce cas d’agression volontaire.

Nous sommes dans une République et même si on considère les lois comme scélérates, il faut les respecter quitte à se tourner vers les autorités judiciaires ou administratives pour les casser. Ceux qui contestent les lois aujourd’hui sont ceux-là qui les feront appliquer demain devant les contestations d’autres opposants lorsqu’ils seront au pouvoir.

Faisons les choses dans les normes même si on pense que c’est abusé.

J’ai encore dit…

Anani Sossou

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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