, Stratégie française en Ukraine : les élus de la région Paca réagissent

Stratégie française en Ukraine : les élus de la région Paca réagissent

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Pierre Dharréville, député (PCF) : « L’Otan est une coalition dominée par les États-Unis qui a joué un rôle moteur dans la militarisation des relations internationales. L’entrée de l’Ukraine dans cette organisation vient accroître les tensions avec la Russie et fragiliser encore les perspectives de paix durable. Cela servira d’argument à Vladimir Poutine pour justifier son agression injustifiable. Concernant l’Union européenne, l’élargissement précipité avec l’Ukraine et la Moldavie m’inquiète pour les peuples de ce pays, qui vont se voir administrer à la vitesse grand V les potions néolibérales qui font tant de dégâts dans les pays de l’Union, alors même que ces pays n’ont pas les mêmes indices économiques et sociaux. La guerre a déjà fait des milliers de morts depuis deux ans. Le président de la République a produit des déclarations irresponsables qui concourent à une escalade dangereuse, alors même qu’il faudrait œuvrer d’arrache-pied à créer les conditions d’une solution politique. »

Hendrik Davi, député (LFI) : « Notre position est celle du droit international : il y a un agresseur, la Russie, et un agressé, le peuple ukrainien. La Russie doit en finir avec l’agression et revenir dans ses frontières. Il nous semble donc utile d’aider l’Ukraine économiquement et militairement, si besoin en terme de matériel, d’autant qu’il y a un problème avec l’aide américaine,un échec de la contre-attaque ukrainienne et une fragilisation de ses positions. Néanmoins, dans notre aide nous devons éviter l’escalade et pour cela, les armes fournies ne doivent pas être utilisées surle territoire russe. à ce titre, on est contre l’envoi de troupes, comme tous les dirigeants européens. Les Ukrainiens ne nous le demandent pas. On ne comprend donc pas très bien la sortie d’Emmanuel Macron, tout cela est extrêmement confus, grave et périlleux… Dans ce contexte,pour le vote consultatif sur le discoursde Gabriel Attal, puisqu’il ne s’agit pas visiblement de s’exprimer sur l’accord avec l’Ukraine, a priori, même si on ne sait pas encore ce qu’il dira, on votera contre. »

Anne-Laurence Petel, députée (Renaissance) : « L’Europe et la France doivent aider l’Ukraine comme les Américains ont par le passé aidé les Français. Nous sommes dans une situation de reconstitution de l’ex-URSS par Vladimir Poutine. Les pays baltes ou la Pologne savent très bien quels dangers cela représente. C’est important de protéger les démocratieset les pays qui souhaitent le devenir, ce sont les valeurs européennes. Soutenir l’Ukraine est une évidence. Le président Emmanuel Macron a essayé le dialogue avec Poutine, cela lui a même été reproché mais la diplomatie ne fonctionne pas avec les dictateurs, c’est le problème. Ces gens-là se positionnent dans le rapport de force. Demander gentiment à Poutine de laisser en paix l’Ukraine ça ne fonctionnera pas. Si vous lui laissez manger ce qu’il a mangé aujourd’hui, c’est un blanc-seing pour continuer d’annexer le reste de l’Ukraine. Nous sommes dans une résurgence des empires, la guerre està nos portes et elle peut gagner l’Europe entière, c’est la réalité. »

Marie-Arlette Carlotti, sénatrice (PS) : « C’est un vote exceptionnel que le gouvernement demande, qui portera sur l’accord de sécurité et de défense franco-ukrainien. La France va proposer de renforcer son aide. On a donné 1,7 milliard d’euros en 2022, en matériel, 2,1 milliardsen 2023 et là on nous propose de passer au stade supérieur avec 3 milliards supplémentaires. On n’est pas opposé à voter pour, on attend de voir. Encore faut-il savoir si les armes et les munitions arrivent bien. Mais on n’évitera pas non plus d’évoquer le débat de fond et les déclarations du présidentde la République. Les Ukrainiens se battent pour eux mais aussi pour l’Europe entière. Il faut soutenir l’Ukraine, avoirla volonté qu’elle gagne. De là à dire qu’il faut envoyer des troupes… Ce n’est pas ce que demandent les Ukrainiens. Je constate d’ailleurs que le ministre des Armées a rectifié. »

Jérémy Bacchi, sénateur (PCF) : « C’est toujours délicat de commenter un vote qui n’a pas encore eu lieu. Je vais plutôt parler en tant que secrétaire fédéral du PCF 13, pour dire effectivement que les propos du président de la République, à savoir l’éventualité d’envoi de troupe au sol en Ukraine, ont provoqué un vif émoi. Le jeu des engrenages nous amène toujours au pire. Toute cette énergie-là doit être mise au service de la diplomatie pour le plus rapidement trouver une issue pacifique à ce conflit. C’est clairement une escalade guerrière de plus, dont ni les Européens, ni les Russes a fortiori ni les Ukrainiens n’auraient à gagner, car ce serait sûrement des dizaines de milliers de morts et des milliards d’euros dépensés pour une situation qui pourrait se régler par les armes diplomatiques. Les communistes ont toujours été les premiers défenseurs pour ce combat pour la paix, c’est pas aujourd’hui qu’on lâchera. »

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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