Strasbourg Agressions à la piscine de Hautepierre : « L’équité territoriale prend l’eau », selon Nicolas Matt

, Strasbourg Agressions à la piscine de Hautepierre : « L’équité territoriale prend l’eau », selon Nicolas Matt

Les incidents à répétition survenus à la piscine de Hautepierre en seulement trois mois, « soulèvent des interrogations profondes », considère Nicolas Matt. L’élu d’opposition (Renaissance) souligne qu’« en pleine période de fortes chaleurs, la fermeture temporaire de la piscine prive les habitants d’un véritable îlot de fraîcheur et de bien-être, dans un quartier particulièrement urbanisé, minéral et exposé aux effets du dérèglement climatique ».

Pour l’opposant au conseil municipal, « ces incivilités récurrentes, par leur fréquence et leur gravité, ne sont pas sans lien avec la suppression d’une mission de médiation portée par des acteurs locaux, qui avait pourtant démontré son efficacité pour apaiser les tensions et garantir la sérénité des lieux ».

Ce contenu est bloqué car vous n’avez pas accepté les cookies et autres traceurs.

En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d’informations).

En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment en consultant notre politique de protection des données.
Gérer mes choix

Il indique que « la Ville a fait le choix d’y mettre un terme, préférant investir 600 000 euros dans l’entreprise Médiaction pour organiser des “marches urbaines” en guise de médiation au centre-ville et à la Krutenau ». Un choix qui interroge, déclare-t-il. « Pourquoi déployer ces moyens à la Krutenau plutôt qu’à Hautepierre ou à l’Elsau, où les besoins sont plus criants ? Comment justifier qu’on investisse six fois moins à l’Elsau qu’à la Robertsau, alors que les enjeux de médiation, de cohésion sociale et de tranquillité publique y sont largement supérieurs ? »

Pour lui, le lien est évident entre « la fin de la médiation organisée entre la Ville est des acteurs locaux » et « les incidents (qui) se multiplient, avec des conséquences directes pour les usagers et les personnels municipaux, allant jusqu’à leur grave mise en danger ». Nicolas Matt le traduit comme « un mépris évident pour certains quartiers, abandonnés à leur sort quand d’autres, mieux dotés et moins en tension, concentrent les investissements ». Et de pointer le manque d’ambition de « justice territoriale ». L’élu appelle la Ville à « réactiver sans délai une médiation de terrain, construite avec les acteurs locaux, au plus près des réalités sociales notamment à la piscine de Hautepierre où les difficultés semblent se concentrer. Les habitants de Hautepierre ne doivent pas vivre de double peine ».

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

Source: Source