Somme: un conseiller agressé par un chauffard, vague de soutien du monde politique local

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Une voiture qui roule trop vite, une remontrance pour rappeler la loi et une agression. Ce mercredi 18 décembre, le conseiller départemental Angelo Tonolli a demandé à une voiture qui roulait à près de 90km à Abbeville (Somme) en plein centre-ville de ralentir. Bilan: un œil au beurre noir et des douleurs au visage couplés à un choc psychologique.

« Je souhaitais simplement demander à un chauffard qui circulait à vive allure de ralentir. Il m’a alors m’a violemment frappé à plusieurs reprises au visage. L’individu s’est enfui à pied, en abandonnant sa voiture », explique l’élu de gauche dans un post Facebook.

« Il s’en moquait que je sois élu, il me l’a dit en me frappant »

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Se disant « choqué » et « abasourdi par le degré de violence dans notre société », Angelo Tonolli a été « frappé dans l’exercice de ses fonctions d’élus ».

« Je ne pense pas avoir été frappé parce que je suis élu. Malheureusement, cette mésaventure aurait pu arriver à n’importe qui », juge encore l’élu local.

Tout en disant « pensé être un peu protégé par mon statut d’élu », qui « lui donnait suffisamment de légitimité pour demander à un chauffard de ralentir », il n’en a rien été.

« Il s’en moquait que je sois élu, il me l’a dit en me frappant », a encore expliqué l’élu auprès de France 3.

« Un agresseur qui a lâchement fui »

Engagé dans une rue à sens unique, le conseiller départemental a décidé de ne plus bouger jusqu’à l’arrivée de la police, bloquant ainsi la voiture de son agresseur derrière lui. Il a déjà été identifié grâce à sa plaque d’immatriculation.

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Son agression a suscité une vague de soutiens de la part de ses collègues, à commencer par François Ruffin.

« Tous mes vœux de rétablissement à lui. Et bien sûr, (je souhaite) que son agresseur, qui a lâchement fui, soit retrouvé et puni », a écrit le député de la Somme sur son compte X.

Des agressions d’élus en nette hausse

Pascal Demarthe, le maire d’Abbeville (UDI), a appelé de son côté sur Facebook à une « sanction exemplaire » « C’est aujourd’hui un élu, mais cela pourrait arriver à n’importe quel Abbevillois ou Abbevilloise.

« S’attaquer à un élu dans l’exercice de ses fonctions est inacceptable et inexcusable », a jugé de son côté le préfet de la Somme, Rollon Mouchel-Blaisot.

Les agressions d’élus, de violences verbales à des agressions physiques, ont augmenté de 15% en 2023, d’après des chiffres de l’Association des maires de France. Elles avaient déjà explosé en 2022 avec 32% de hausse.

Article original publié sur BFMTV.com

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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