
La photo était belle, synonyme d’amitié entre les peuples, juste après le début du conflit à Gaza… mais elle avait valu à Jamel Belaidi, élu d’opposition de droite à Aurillac, des menaces et des insultes. Un homme a été condamné, lundi 8 avril, en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.
La promesse d’une balle de 9 mm… contre un selfie avec Enrico Macias. En novembre 2023, quand Jamel Belaidi, élu d’opposition à Aurillac, et conseiller départemental de la majorité de droite au département, avait posté cette photo, il s’attendait à des commentaires positifs : « C’était pour dire qu’il n’y a pas de haine : je suis musulman, il est juif algérien, c’est beau ! »
Il y en a eu. Beaucoup. Mais un homme revient régulièrement à la charge, lui reprochant de « faire le beau avec des fils de pute qui prônent la mort des musulmans », dans le contexte du conflit israélo-palestinien. La conversation, privée, dérape : « Tafiole », lance l’interlocuteur. « T sur ?!!! », répond Jamel Belaidi. La réponse ?
Viens, j’vais tirer au 9 mm.
Placé en garde à vue, l’homme avait été laissé libre dans l’attente d’une expertise psychiatrique. Il a ensuite été convoqué en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Le parquet lui a proposé une peine de 6 mois de prison avec sursis, ainsi qu’à une interdiction d’entrer en contact avec l’élu pendant trois ans.
La CRPC, parfois appelé « plaider-coupable », est une procédure qui permet de juger plus rapidement l’auteur de certains délits s’ils reconnaissent les faits qui leurs sont reprochés, en évitant une convocation devant le tribunal correctionnel. L’homme est convoqué devant le procureur de la République, en présence d’un avocat. Une peine lui est proposée : s’il l’accepte, elle sera homologuée par un magistrat du siège. Il peut la refuser : dans ce cas, il sera convoqué en audience correctionnelle.
Il a accepté cette peine, qui a été homologuée, lundi 8 avril.
Pierre Chambaud
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