Emmanuel Grégoire, Bruno Questel et Aina Kuric font partie des rares élus à avoir témoigné pendant leur mandat des faits dont ils ont été victimes enfants. JOEL SAGET/AFP – DR – PETER LENFANT/WIKI COMMONS
Au sein de la classe politique, ils ne sont qu’une poignée à avoir raconté ce qu’ils avaient subi, enfants, l’horreur du viol ou de l’inceste. Des faits qu’ils ont longtemps tus avant de finir par se livrer. Alors que l’affaire Lyhanna soulève une onde de choc et que plusieurs élus réclament une loi contre les violences sexuelles, trois d’entre eux – le maire de Paris Emmanuel Grégoire et les anciens députés Bruno Questel et Aina Kuric (La République en marche) – ont retracé pour « le Nouvel Obs » l’instant où, au cours de leur mandat, ils ont fait le choix de témoigner des violences sexuelles dont ils ont été victimes pendant l’enfance. Tous sont un peu réticents à parler mais acceptent de nous raconter. Un sentiment revient : il faut renverser la table. Toutes les trois minutes, un enfant est victime d’inceste, de viol ou d’agression sexuelle en France. Soit 160 000 chaque année, trois élèves par classe. Le phénomène est massif. Alors, comment expliquer que les femmes et les hommes politiques à avoir témoigné se comptent sur les doigts d’une main ? Qu’est-ce qui les pousse à parler ou les en empêche ?
Publicité
Parfois, c’est la coïncidence de plusieurs épisodes – actualité ou faits personnels – qui provoque le témoignage. Le 24 novembre 2025, le futur maire de Paris Emmanuel Grégoire est invité sur France-Inter. Le timing est compliqué. Quelques jours plus tôt, son petit frère s’est suicidé. Le socialiste…
Article réservé aux abonnés.
Se connecter
Offre spéciale
Tous nos contenus exclusifs en accès illimité
ou
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
Source de l’article : Source
