Saint-Jean-de-Luz : le maire laisse planer le doute sur sa candidature pour les municipales 2026

« Je me rase tous les matins, mais je n’y pense pas. Désolé, il n’y aura pas de scoop aujourd’hui ! » Lors de son discours de vœux aux corps constitués, samedi 11 janvier, Jean-François Irigoyen a coupé l’herbe sous le pied des curieux, qui auraient pu croire que le maire de Saint-Jean-de-Luz profiterait de l’occasion pour dévoiler ses intentions quant aux élections municipales de 2026.

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Ses adversaires les plus zélés pourront au moins remarquer que l’édile a commencé l’année en écorchant une première promesse : celle de faire court.

« Avec intelligence »

Les plus fins limiers, eux, chercheront des indices sur ses intentions, dans un discours éminemment politique. Il fallait régaler le parterre, nombreux, de représentants des collectivités locales, du député Peio Dufau au président du Conseil général Jean-Jacques Lasserre, en passant par le sénateur Max Brisson, les maires de Cambo-les-Bains et Ciboure, le sous-préfet de Bayonne Fabrice Rosay, et l’ex-ministre Michèle Alliot-Marie.

Il fallait aussi redire (premier indice laissé en route) que le contexte difficile ne le décourage en rien : « Je ne suis pas du genre à céder à la sinistrose, ni à baisser les bras. Aujourd’hui, le mot d’ordre est ‘sobriété’. Moi, je lui préfère celui d’équilibre, car il fait appel à l’intelligence. C’est avec intelligence que nous avançons. La politique telle que je l’entends, c’est prendre en main notre destin, en privilégiant l’intérêt général, en étant garant de nos finances, conscient des enjeux environnementaux, attentif à tous. » Tout un programme.

Jean-Jacques Lasserre, Max Brisson, Fabrice Rosay, Christian Devèze ou encore Michèle Alliot-Marie avaient répondu à l’invitation
Jean-Jacques Lasserre, Max Brisson, Fabrice Rosay, Christian Devèze ou encore Michèle Alliot-Marie avaient répondu à l’invitation

Fabien Jans

« Les idéologies, des vecteurs de division »

La conjoncture donc, le maire luzien en a fait le sel d’un propos qui s’est débarrassé de la litanie des réalisations de l’année, résumée en une vidéo projetée sur l’écran de la salle Tanka. Alors qu’il n’affiche habituellement pas son étiquette politique, certains de ses élans verbaux l’ont clairement placé sur l’échiquier : « Notre rôle d’élu, s’il est passionnant, devient de plus en plus complexe. Les valeurs humaines fondamentales vacillent, en raison à la fois d’une individualisation et d’un communautarisme grandissant. Nous sommes dans une ambiance générale qui abaisse le discernement et qui rehausse les radicalités. La famille, l’identité, le genre même, sont menacés par les idéologies qui se veulent progressistes et qui sont en fait des vecteurs de divisions. »

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On a rarement connu Jean-François Irigoyen si volontaire dans l’analyse. Laquelle, portée sur le plan local, fixe la position du décideur « au carrefour des humeurs et sentiments, en prise directe avec les peurs et les colères de nos concitoyens. Tout changement est vécu comme une agression. Cela se traduit parfois aussi par un manque de respect du travail d’instruction des dossiers par nos services communaux. L’obstruction devient désormais un droit. »

« Des idées ont émergé pour aller plus loin encore, sans démagogie et sans tomber dans une écologie punitive »

L’îlot Foch, dont le lourd chantier a quasiment pris fin cette année, et qui sera inauguré en mars a annoncé le maire, pourrait être érigé en exemple des vicissitudes que traversent dans un même élan, mais dans un sentiment divergent, élus et administrés.

Ces derniers pourront se rassurer d’une année 2026 qui marquera la fin de l’ère des grands travaux à Saint-Jean-de-Luz, au moins pour ce mandat. Si l’on exclut ceux de la voie cyclable sur le pont Charles-de-Gaulle, engagés dans les prochains jours par le Conseil départemental.

Des policiers jusqu’à 3 heures

D’autres dossiers s’empilent néanmoins sur le bureau de Jean-François Irigoyen. Celui des urgences de la polyclinique. Celui des effets du dérèglement climatique. Dans cette optique également, les Luziens pourront porter leur pierre à l’édifice, dans le cadre de la consultation « Saint-Jean-de-Luz, ville durable 2030 »… dont on attend avec curiosité le rendu : « Des idées ont émergé pour aller plus loin encore dans ce domaine du développement durable, sans démagogie et sans tomber dans une écologie punitive ».

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Après un laïus teinté d’autosatisfaction cachée pour celui qui porte aussi la casquette de président du syndicat des mobilités Pays basque Adour, sur les efforts notables engagés sur l’efficience du transport en commun en ce début d’année, le sujet de la sécurité est venu sur la table.

Comme ailleurs, Jean-François Irigoyen assume l’armement de sa police municipale, parce qu’il « n’est plus possible de laisser des agents communaux de terrain à la merci d’une agression physique ou d’un coup de couteau ». Le maire a, par ailleurs, annoncé que « les policiers municipaux étendront leurs horaires de travail lors de la prochaine période estivale, poursuivant leur mission jusqu’à 3 heures, au lieu de minuit. »

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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