
Bernard Denis, ancien maire de Saint-Côme-du-Mont a été entendu par la justice, lundi 18 et mardi 19 mars, au tribunal de Coutances. Il comparaissait dans le cadre d’une procédure accélérée pour dénonciation mensongère : des agressions imaginaires dont il se disait victime en mai et novembre 2022. Il a reconnu sa culpabilité.
Report de la décision en raison
d’une nouvelle poursuite
La décision de justice devait être rendue mardi 19 mars, mais elle a dû être reportée en raison d’une nouvelle poursuite à l’encontre de l’ancien élu. Il est soupçonné d’avoir exhibé, à plusieurs reprises, ses parties intimes à une femme de ménage de la mairie de Saint-Côme-du-Mont, en 2022. Or la procédure de jugement accéléré ne permettait pas à la victime de s’exprimer. « Il était essentiel qu’il y ait un débat, et ma cliente va enfin pouvoir entendre les explications de Monsieur Denis devant la juridiction », a indiqué l’avocate de la partie civile, Maître Marine Lunven. Bernard Denis sera donc entendu mercredi 27 mars, en audience correctionnelle. Il risque une peine de six mois d’emprisonnement assorti d’un sursis probatoire.
La genèse de ces affaires remonte au début de la dernière campagne présidentielle, en décembre 2021. Le maire d’une petite commune près de Carentan-les-Marais dans la Manche, membre du Modem et soutien du parti présidentiel, signale que le garage de son domicile (avec trois véhicules) a été incendié. Cela faisait suite à l’annonce de son parrainage à Emmanuel Macron. Le tag « Zemour (N.D.L.R. : avec un seul « m ») président » était également inscrit. Le maire en question, c’est Bernard Denis. Une mobilisation importante de moyens de la part des gendarmes, pour résoudre l’enquête, fera suite à cette affaire, avec 70 auditions menées. Après sa première agression, Bernard Denis avait eu au téléphone Emmanuel Macron. Cet évènement sera pourtant le premier d’une longue série pour Bernard Denis. Lettres de menaces, coups de feu sur un véhicule… les prétendues agressions vont s’enchaîner, de quoi mettre progressivement le doute dans la tête des forces de l’ordre. A tel point que lors d’une visite à Cherbourg en mai 2022, alors qu’Emmanuel Macron avait planifié une halte à Saint-Côme-du-Mont pour soutenir le maire, agressé pour ses idées, ses services annulent la visite au dernier moment. Quelques jours plus tard, en juin, Bernard Denis est placé en garde à vue, où il avoue avoir menti sur les coups de feu. Une procédure sur reconnaissance préalable de culpabilité pour dénonciation de délit imaginaire est donc lancée.
En novembre, il est retrouvé crucifié
dans un champ
Mercredi 9 novembre 2022, alors qu’il devait comparaître deux semaines plus tard, le maire est retrouvé dans un champ, des clous plantés dans les pieds et les mains. Le lendemain, il se rétracte sur les aveux concernant les coups de feu sur sa voiture. Un coup de théâtre qui renforce la perplexité des gendarmes et du procureur de la République. Selon Bernard Denis, ce sont des raisons politiques, qui ont entraîné les multiples agressions à son égard. C’est en tout cas ce qu’il affirme lors d’une comparution en novembre 2022, devant le parquet. « Nous avons pu démontrer que l’agression avec les coups de feu était fausse grâce à des éléments balistiques », avait indiqué le procureur de la République alors en poste, Mickael Giraudet, jeudi 10 novembre.
Après plusieurs renvois de l’affaire, en janvier, puis septembre 2023, c’est finalement en mars 2024, que Bernard Denis pourrait connaître son verdict, sauf nouveau report. Il plaide coupable pour l’ensemble des faits qui lui sont reprochés.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
Consultez également la source de cet article : Article source.

