Près de Rouen. Insultes, bousculade, menaces… il agresse le maire de la commune et le suit jusque chez lui

« Un peu choqué » et « assez secoué ». Tels sont les mots de Laurent Bonnaterre, maire de Caudebec-lès-Elbeuf (Seine-Maritime), dans un message sur son réseau social Facebook, dans lequel il décrit l’agression qu’il a subie dimanche 29 mars 2026 par un riverain, alors qu’il était attablé en terrasse en compagnie de plusieurs de ses adjoints. Suivi jusqu’à son domicile, il a dû faire appel à la police. Au lendemain des faits, l’élu se confie.

Insultes et menaces

La scène se déroule aux alentours de midi, sur la terrasse du bar Le Grand Chelem, quand Laurent Bonnaterre et quatre de ses collègues élus sont témoins d’une altercation entre deux automobilistes.

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Un individu « apparemment très énervé », selon les dires du maire dans son post Facebook rapportant les faits, invective un « paisible riverain », sur fond de dispute d’une place de stationnement. Lorsque l’élu et son adjoint à la sécurité interviennent pour apaiser la situation, celle-ci, au contraire, dégénère.

Le maire suivi à son domicile

Lorsque l’homme reconnaît le maire récemment réélu, il profère des insultes, des menaces, et une bousculade s’ensuit. Il finit par quitter les lieux mais revient quelques minutes plus tard, à pied. Ne trouvant pas le maire devant l’établissement, il décide de se rendre à son domicile et va même jusqu’à sonner chez l’élu, qui prévient la police. L’individu finira par être interpellé.

« En 12 ans, c’est l’incident le plus grave »

Au lendemain de ces évènements, Laurent Bonnaterre affirme n’avoir jamais connu de telle situation durant sa carrière.

En 12 ans, c’est l’incident le plus grave.

Laurent Bonnaterre, maire de Caudebec

« L’infraction à mon égard qui me met le plus en colère et en émotion est la venue à mon domicile », poursuit l’élu. « Et aussi la vitesse à laquelle il roulait, à 90 ou 95 km/h, un jour de marché, avec énormément de monde dans les rues. »

Même s’il concède avoir été « un peu bouleversé », il ne compte pas changer ses habitudes pour autant. « J’ai une idée assez ferme de l’ordre républicain, dit-il. Ce n’est pas la République qui recule mais les malfaisants. »

Dispositif Protections des élus

Après cet incident, le maire de Caudebec-lès-Elbeuf s’est vu remettre par la préfecture un appareil nommé « bouton d’appel ». S’inscrivant dans le cadre du plan national de prévention et de lutte contre les violences faites aux élus, ce dispositif permet d’alerter de manière discrète les autorités en cas d’agression.

Le kit
Le kit « Bouton d’appel » permet au élus de signaler discrètement une agression aux autorités. ©Ville de Caudebec-lès-Elbeuf

« C’est un élément de rassurance », décrit Laurent Bonnaterre, l’un des cinq élus de Seine-Maritime à disposer de ce « bouton ».

Laurent Bonnaterre annonce par ailleurs avoir porté plainte suite à l’agression dont lui et les quelques élus présents ont été victimes.

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En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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