Pontpoint. Un couple de retraités cambriolé et agressé à coups de barre de fer, trois personnes interpellées

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Une tentative de cambriolage a eu lieu à Pontpoint (Oise) lundi 4 août. – Photo : Pontpoint

Les victimes ont rapidement été transportées à l’hôpital. «Elles étaient vraiment amochées», témoigne Bruno Dauguet, maire de Pontpoint. Une tentative de cambriolage a eu lieu dans ce village voisin de Pont-Sainte-Maxence lundi 4 août en soirée. Un groupe d’au moins quatre personnes a pénétré dans le domicile d’un couple de retraités et les a violemment agressés à coups de barre de fer. Les gendarmes ont finalement interpellé et placé trois d’entre eux en garde à vue.

Les faits se sont déroulés vers 20 heures rue Basse. Les malfaiteurs «portaient des chasubles fluorescentes et des casques comme s’ils faisaient partie d’un chantier», poursuit Bruno Dauguet. «On pense qu’il s’agit d’un cambriolage d’opportunité.»

Le maire les voit s’enfuir

Reste que le groupe parvient a entrer au domicile d’un couple de retraités, Chantal et Christophe. «Il s’agit de personnes qui font beaucoup de choses pour la commune», précise le premier magistrat. Ce qui explique la mobilisation des habitants qui va suivre.

Lorsque la bande agresse et blesse les deux sexagénaires, leurs hurlements de douleur alertent leurs voisins les plus proches. Ceux-ci tentent d’intervenir. «Un des quatre fils a tenté de passer par-dessus la clôture», raconte Bruno Dauguet. «Un des cambrioleurs l’a mis en joue». Le groupe prend la fuite. «Ils passent par le parking de la mairie pour rejoindre la forêt», ajoute l’élu. «C’est à ce moment que je les aperçois.»

Trois personnes arrêtées sur quatre

Plusieurs habitants de Pontpoint décident alors de rechercher les individus pendant que d’autres alertent la gendarmerie. Les militaires du peloton de surveillance et d’intervention et de surveillance de Senlis se déploient autour de la commune. Une équipe cynophile intervient également. L’identification criminelle a également effectué des prélèvements au domicile des victimes.

Les habitants parviennent à donner nombre de renseignements. Parmi lesquels, «la présence d’une voiture, une Clio bleue, signalée par un chasseur», indique Bruno Dauguet. Finalement, sur les quatre malfrats impliqués, les autorités parviennent à en appréhender trois. Les gendarmes en arrêtent deux au niveau du cimetière. Un chien de gendarmerie a permis de pister et d’arrêter le troisième. Tous font l’objet d’un placement en garde à vue. Le quatrième protagoniste, aurait réussi à s’enfuir.

Bientôt, des caméras dans Pontpoint

Au lendemain de l’agression, le maire de Pontpoint tient à saluer l’implication des habitants. Celle-ci a permis «ces arrestations rapides de l’avis unanime des forces de l’ordre», dit-il.

Bruno Dauguet précise que les caméras de vidéoprotections promises plus tôt dans l’année deviendront réalité fin-2025. Les appareils «renforceront incontestablement notre sécurité mais rien ne sera jamais plus efficace que la mobilisation des habitants», assure le maire de Pontpoint. «Nous pouvons être fiers collectivement de la solidarité et de la réaction de notre village face à cette agression barbare pour laquelle nous espérons tous que les auteurs seront sévèrement punis».

«Vol aggravé par plusieurs circonstances»

Le parquet de Senlis a ouvert une enquête de flagrance confiée à la brigade de recherches de Senlis. Ce, pour «vol aggravé par plusieurs circonstances.» Loïc Abrial, procureur de Senlis précise avoir saisi l’association France victimes 60 pour apporter une aide psychologique aux deux retraités agressés.

Le magistrat confirme le placement en garde à vue de trois personnes âgées entre 17 et 20 ans.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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