Policier municipal frappé au casque à Revel : une agression qui ravive le débat sur l’armement

l’essentiel Suite à l’agression d’un policier municipal à Revel le mercredi 9 avril dernier, un vieux débat refait surface : faut-il armer ces agents ? Les avis sont partagés, mais la réflexion se poursuit.

« Nous sommes sur un fait grave », rappelle sans détour Christine Hanizet, la cheffe de la municipale de Revel, en référence à l’agression de l’un de ses agents le 9 avril dernier. En patrouille, deux policiers municipaux repèrent un mineur qui roule en scooter, sans ses gants, alors qu’ils sont obligatoires. Au lieu de s’arrêter, il prend la fuite avant de chuter. Quand les agents le rattrapent, il frappe l’un d’eux avec son casque. Le policier de 25 ans, pris en charge à l’hôpital, écopera d’un traumatisme crânien et de trois jours d’ITT.

Les policiers municipaux, munis de caméras depuis la fin de l’année dernière, s’en sont servis après l’agression.
Les policiers municipaux, munis de caméras depuis la fin de l’année dernière, s’en sont servis après l’agression. Photo DDM archives – Sophie Ménard

Le mineur a été déféré au parquet de Toulouse dans la foulée. On lui reproche des violences volontaires avec armes et la détention de produits stupéfiants. Pas défavorablement connu de la justice, ce mineur de moins de 16 ans pourrait être obligé de suivre des modules de soins, d’insertion et de réparation.

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« Aujourd’hui, il va bien », rassure Christine Hanizet quant à l’agent agressé. Cheffe de la PM depuis 18 ans, elle prend l’affaire au sérieux. « C’est la première fois qu’il y a une agression délibérée sur un agent municipal ici », précise-t-elle. « Nous avons vu de l’agressivité, un coup de pied, mais jamais ça. »

Depuis quelques années, elle constate une « montée de la violence ». En parallèle, elle et son équipe (neuf policiers et deux agents administratifs) sont de plus en plus « sollicitées sur des cas plus graves ».

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Le débat de l’armement

« Actuellement, la volonté des agents est que la collectivité fasse l’acquisition d’armes », confirme Christine Hanizet, qui a évoqué le sujet il y a quelques années déjà. Elle rappelle que son métier, c’est avant tout le relationnel, mais « qu’au vu des événements récents, la question mérite d’être posée ». « Je parle pour les cas où on nous appelle au secours et que quelqu’un est armé. »

C’est l’effet dissuasif du port de l’arme qui est visé. « 80 % des polices municipales en Occitanie sont armées, comme à Mazamet, Castelnaudary, Lacaune, Tournefeuille… », affirme-t-elle. En France, selon Vie Publique, « l’armement létal est majoritaire » : soit 53 % des agents équipés d’une arme à feu.

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La demande doit venir du maire auprès des services de l’État. Laurent Hourquet ne s’en cache pas, il était « farouchement contre ». « Jusqu’où ira l’escalade ? » se questionne-t-il, avant d’afficher un avis plus nuancé. « C’est un sujet très complexe, qui nécessite beaucoup de réflexion. »

Armés ou pas, Christine Hanizet et ses agents, dont celui victime d’agression, restent à pied d’œuvre : « Nous avons un beau métier et restons motivés ».

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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