Plusieurs élus d’Annecy portent plainte pour cyberharcèlement

« Nous ne pouvons attendre un drame ou une agression physique pour agir », a déclaré le maire de la ville de Haute-Savoie, François Astorg.

Radio France

Publié le 24/10/2024 18:53

Temps de lecture : 1min

Le maire écologiste d'Annecy François Astorg, en avril 2024. (MARIE AMELINE / RADIO FRANCE)

Plusieurs élus de la mairie d’Annecy, en Haute-Savoie ont porté plainte pour dénoncer les attaques dont ils sont victimes sur les réseaux sociaux, rapporte jeudi 24 octobre France Bleu Pays de Savoie, suite à la publication d’un communiqué jeudi de la ville d’Annecy.

Parmi eux, Marion Lafarie, maire adjointe chargée de la mobilité a porté plainte après avoir été la cible de propos sexistes, de messages d’insultes et de menaces publiés sur les réseaux sociaux, depuis plusieurs semaines. « On n’a pas été élus pour subir ça« , écrit Marion Lafarie sur sa page Facebook le 7 octobre dernier. « On peut avoir des divergences politiques, mais là, ça va trop loin ! »

François Astorg, le maire d’Annecy, explique dans le communiqué qu’il est « hors de question que ces attaques inacceptables et interdites par la loi puissent affecter l’équilibre physique et psychique des personnes visées ». « Nous ne pouvons attendre un drame ou une agression physique pour agir », poursuit-il, en indiquant que des plaintes seront systématiquement déposées « dès lors que des faits de cyberharcèlement par injure ou diffamation publique seront identifiés ».

« Aujourd’hui, dès que l’on s’engage, dès que l’on s’expose, on est la cible de diffamations, d’insultes et aussi d’intimidations », regrette au micro de France Bleu Pays de Savoie Guillaume Tatu, adjoint chargé de la jeunesse, lui aussi la cible de propos haineux sur les réseaux sociaux. « Il y a une ligne rouge à ne pas dépasser et à un moment donné, il faut savoir dire stop », insiste-t-il.

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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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