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Vendredi 12 avril 2024 04:51 … |
1En pleine assemblée plénière du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, les élus du Rassemblement national ont brandi des pancartes affichant le message « Violeurs étrangers dehors ». © CAPTURE D’ECRAN YOUTUBE / REGION BOURGOGNE FRANCHE-COMTÉ
Des élus du Rassemblement national ont brandi des pancartes associant les immigrés à des violeurs en plein conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté ce jeudi 11 avril 2024. La présidente a également condamné l’usage d’une expression nazie et annoncé son intention de porter plainte pour incitation à la haine. Voici ce que l’on sait.
La séance plénière du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, ce jeudi 11 avril 2024, a été largement perturbée par les élus du Rassemblement national (RN). Après avoir brandi des pancartes xénophobes, ciblant les immigrés, un des conseillers régionaux du parti d’extrême droite a même utilisé une expression empruntée au vocabulaire nazi.
La présidente socialiste, Marie-Guite Dufay, après avoir suspendu la séance à la suite de l’action des élus RN, puis après l’utilisation de l’expression, a annoncé son intention de porter plainte pour « incitation à la haine ».
Voici ce que l’on sait de cette séance perturbée par le Rassemblement national au conseil régional de Bourgogne Franche-Comté.
Des pancartes en soutien au collectif identitaire Némésis
Ce jeudi 11 avril, se tenait l’assemblée plénière du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, à Besançon. Dans la matinée, après une intervention de leur chef de file, le député Julien Odoul, les élus du Rassemblement national ont chacun brandi une pancarte, sur laquelle était écrit un message similaire : « Étrangers violeurs dehors ».
Une action en soutien aux militantes du collectif Némésis, se revendiquant « féministe et identitaire », qui avaient brandi des pancartes similaires lors du carnaval de Besançon, le 7 avril dernier, rappelle le quotidien régional L’Est Républicain. La maire écologiste de la ville, Anne Vignot, avait porté plainte pour incitation à la haine raciale.
Comme le précise Franceinfo, le procureur de Besançon avait ouvert une enquête préliminaire pour « provocation à la haine ou à la violence à l’égard d’un groupe de personnes en raison de leur origine ou d’une prétendue race ». L’une des militantes, âgée de 19 ans, avait été placée en garde à vue pour quelques heures lundi 8 avril.
La présidente dénonce des « amalgames nauséabonds » : première interruption de séance
En réponse à l’action du Rassemblement national, la présidente du conseil régional, Marie-Guite Dufay, a suspendu la séance. « Il faut arrêter avec ces amalgames nauséabonds. Les affiches qui ont été brandies et les propos répétés associant immigrés et viols sont intolérables en tous lieux et encore plus dans une enceinte républicaine », a-t-elle déclaré solennellement.
« J’ai donc décidé de saisir le procureur de la République […] J’ai également l’intention de déposer plainte pour incitation à la haine », a souligné l’élue avant la pause méridienne.
Sur les réseaux sociaux, le collectif Némésis a réagi en remerciant les élus du RN. Le député Julien Odoul justifiant lui l’action sur sa page Facebook et sur le réseau social X : « Parce que la gauche et l’extrême gauche de Bourgogne Franche-Comté financent l’immigration sauvage, parce que la maire de Besançon veut censurer la parole des femmes qui refusent l’intolérable, les élus du RN rappellent qu’un violeur étranger doit être expulsé ! »
Un élu RN emploie un mot emprunté « à l’idéologie nazie »
Plus tard, la présidente de la région a de nouveau suspendu la séance après l’intervention de l’élu du parti d’extrême droite Thomas Lutz, prononçant le mot allemand « Untermensch », une expression que Marie-Guite Dufay a dénoncé, plus tard dans la journée, dans un communiqué, comme un mot emprunté « à l’idéologie nazie » et signifiant « sous-homme ».
Dans le communiqué, la présidente de la région annonce son intention de porter plainte auprès du procureur de la République à la suite des événements survenus lors de l’assemblée plénière. « Nous ne devons jamais laisser passer les provocations et les outrances du Rassemblement national sans réagir. Emprunter au vocabulaire nazi est extrêmement grave, et donne un aperçu clair de ceux qui composent aujourd’hui un parti pourtant en quête de respectabilité », a déclaré Marie-Guite Dufay.
Nouvelle suspension de séance au Conseil régional de BFC, Jérome Durain, patron de la majorité de gauche a explosé avoir entendu un élu RN crier » les untermensch ça suffit ! » » Monsieur Lutz a dépassé toutes les limites. « Untermensch » c’était un mot utilisé par les Nazis ! » pic.twitter.com/ehwjqTVdkR
— Benoit Montaggioni (@Monsieurbai) April 11, 2024
L’élu RN Thomas Lutz reconnaît une utilisation « très malheureuse » du mot
L’élu RN Thomas Lutz s’est fendu, en réponse, de son propre communiqué, reconnaissant avoir prononcé ce mot, et regrettant une utilisation « inadéquate, inappropriée et très malheureuse » afin de « qualifier le statut des élus de l’opposition ». « Il est bien évident qu’à aucun moment je n’ai voulu faire un parallèle avec le martyr du peuple juif », a-t-il ajouté.
Sur le réseau social X, la présidente de la région a reçu une vague de soutien après les faits, comme celui de la secrétaire nationale du Parti socialiste (PS) et première secrétaire du PS Nord, Sarah Kerrich-Bernard, ou encore celui du président de la région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard.
« Des insultes et bras d’honneur dans l’hémicycle en Bretagne au vocabulaire nazi en Bourgogne Franche-Comté, le RN montre son visage, écrit-il. Derrière les sourires et les images travaillées il y a la réalité : le nationalisme, l’individualisme et un méchant penchant pour la violence. »
Des insultes et bras d’honneur dans l’hémicycle en Bretagne au vocabulaire nazi en Bourgogne Franche-Comté, le RN montre son visage.
Derrière les sourires et les images travaillées il y a la réalité : le nationalisme, l’individualisme et un méchant penchant pour la violence. https://t.co/m5gTP1SXHL— Loïg Chesnais-Girard (@LoigCG) April 11, 2024
Ouest-France
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