
Quelques jours seulement après avoir été enfariné lors d’une foire agricole, le patron du RN a été victime samedi d’un jet d’œuf à Moissac. Un «acte d’intimidation», a dénoncé dimanche le ministre de l’Intérieur.
Le début de semaine avait déjà été mouvementé pour Jordan Bardella, enfariné mardi par un adolescent lors de la foire agricole de Vesoul (Haute-Saône). Quatre jours plus tard, le patron du Rassemblement national a été victime d’un jet d’œuf à Moissac (Tarn-et-Garonne), où il dédicaçait samedi des exemplaires de son nouveau livre Ce que veulent les Français (Éditions Fayard). Un «coup de poing avec un œuf», selon l’entourage de l’eurodéputé, assené par un septuagénaire, qui avait déjà visé Éric Zemmour en pleine campagne présidentielle puis un bus de campagne de Marine Le Pen en 2022.
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Un «acte inacceptable» que condamne «très fermement» le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, invité ce dimanche sur BFMTV. «Tout le monde doit pouvoir s’exprimer et ces actes, qui sont des actes d’intimidation et quels qu’en soient les motifs (…) sont absolument inacceptables», a tonné l’ancien préfet de police, qui déplore «un durcissement du climat politique». Puis d’appeler les élus – sans cibler de bords politiques – à la prudence sur leurs passes d’armes, notamment dans l’Hémicycle : «Il faut avoir beaucoup de respect, y compris dans la parole publique, pour que ça n’incite pas un certain nombre d’individus qui pourraient peut-être être fragiles psychologiquement à passer à ce genre d’actions violentes», a-t-il averti.
Pour les troupes nationalistes, cette nouvelle agression serait en tout cas le fait de l’extrême gauche – même si les motivations du suspect restent à éclaircir. Dans un message posté sur X quelques heures après l’incident, Jordan Bardella, qui a porté plainte, avait déjà pointé du doigt «la violence de l’extrême gauche et de l’intolérance». Une virulence qui ne ferait que s’accentuer à mesure que sa formation «se rapproche du pouvoir», a-t-il assuré. Lui qui a été donné vainqueur, dans toutes les configurations, du second tour de l’élection présidentielle dans un récent sondage Odoxa-Mascadet.
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Depuis le début de sa tournée littéraire, plusieurs manifestations aux slogans antifascistes se sont déroulées dans des villes, comme à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) ou à Sète (Hérault), où le trentenaire tenait des séances de dédicaces. «Nous sommes dans un moment où l’extrême gauche ne cherche pas à battre dans les urnes mais à empêcher de s’exprimer», a renchéri ce dimanche sur BFMTV Sébastien Chenu, vice-président RN de l’Assemblée nationale. Au micro d’Europe 1, le maire RN de Perpignan, Louis Aliot, a lui mis en cause les «discours de la gauche et de l’extrême gauche contre les patriotes» qui se traduiraient par des «conséquences sur le terrain».
Interrogé par BFMTV, l’Insoumis Thomas Portes, a préféré ironiser sur l’incident, sans le condamner clairement : «Je ne suis pas pour gâcher la nourriture», a répliqué le député, qui avait été sanctionné après des propos jugés «menaçants et insultants» à l’encontre d’un collègue RN dans l’Hémicycle. «Je n’appelle à aucune action physique contre le président du Rassemblement, ni contre aucune personnalité politique», a-t-il toutefois tempéré, assurant que la réponse aux nationalistes passera «par les urnes».
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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