Nouvelle-Calédonie : série de rencontres entre Emmanuel Macron et les élus locaux de tous bords pour relancer le dialogue

, Nouvelle-Calédonie : série de rencontres entre Emmanuel Macron et les élus locaux de tous bords pour relancer le dialogue

La mission s’annonce difficile. Arrivé dans la nuit de mercredi à ce jeudi en Nouvelle-Calédonie, avec les ministres Gérald Darmanin (Intérieur), Sébastien Lecornu (Armées) et Marie Guévenoux (Outre-mer), Emmanuel Macron s’est lancé dans une série de rencontres avec des responsables politiques locaux pour tenter de relancer le dialogue sur l’archipel, secoué par plus d’une semaine de violences .

L’objectif du chef de l’Etat est clair : un retour « le plus vite possible […] à la paix, au calme, à la sécurité », a-t-il déclaré dès sa descente de l’avion à l’aéroport de Nouméa. « C’est vraiment avec un esprit constructif, de dialogue, d’apaisement que je suis là devant vous. Mais aussi avec la responsabilité qui est la mienne et donc celle d’essayer de bâtir ce chemin dans un cadre que nous connaissons, que le peuple a choisi », a dit le président dans son propos liminaire, lors de sa première réunion.

Le chef de l’Etat a, dans un premier temps, rencontré l’aile modérée des non-indépendantistes avant d’échanger avec toutes les composantes des partis indépendantistes de la Nouvelle-Calédonie.

Pas de passage en force

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A l’issue de ces réunions, Emmanuel Macron a promis lors d’un point presse de ne pas passer « en force » sur la réforme du corps électoral , à l’origine des émeutes, et souhaité un vote des Calédoniens en cas d’accord politique global sur le statut institutionnel de l’île.

Le chef de l’Etat a dit donner « quelques semaines » supplémentaires aux parties pour négocier et il s’est engagé à faire un point d’étape « d’ici un mois » sur l’avenir institutionnel de l’archipel. Il a par ailleurs promis une « aide d’urgence » après les dommages « colossaux » provoqués par les émeutiers sur la vie des citoyens et des entreprises et demandé une levée des barrages « dans les heures qui viennent » pour lever l’état d’urgence.

« Respecter l’expression populaire »

Emmanuel Macron a rappelé avoir proposé, sur place l’été dernier , « deux chemins », celui du « pardon » et celui de « l’avenir », pour tourner la page des accords de Nouméa et des trois référendums, même si l’issue du dernier est contestée par les indépendantistes. « Il nous faut reprendre dans l’intégralité les choses et voir aussi comment trouver ce que j’appellerais l’apaisement constructif, c’est-à-dire retrouver le calme, la capacité de trouver du dialogue, une solution », a-t-il dit.

« Mais l’apaisement ne peut pas être le retour en arrière. L’apaisement ne peut pas être de ne pas respecter l’expression populaire qui s’est déjà jouée. L’apaisement ne peut être de nier en quelque sorte un chemin qui a déjà été fait », a prévenu le chef de l’Etat devant les élus et représentants des forces vives de l’archipel. « Néanmoins, nous devons remettre toutes les parties prenantes autour de la table », a-t-il plaidé.

Maintien des forces de l’ordre

Au cours d’une visite dans un commissariat du centre de Nouméa, Emmanuel Macron a dénoncé un « mouvement d’insurrection absolument inédit ». « Personne ne l’avait vu venir avec ce niveau d’organisation et de violence », a noté le chef de l’Etat, saluant « le sang froid » et « le professionnalisme » des policiers et des gendarmes déployés sur le terrain. « On ira jusqu’au bout, les jours et les semaines qui viennent seront encore difficiles », a-t-il ajouté.

Outre les six décès, les violences ont engendré d’importantes destructions, tandis que les barrages routiers limitent encore l’accès aux denrées alimentaires et aux médicaments. A ce titre, Emmanuel Macron a déploré des épisodes de « racisme » dans « l’accès à l’alimentation » et souligné « la grande détresse de beaucoup de nos compatriotes sur les questions d’accès aux soins ».

Le président de la République a annoncé que les 3.000 membres des forces de sécurité déployés sur l’archipel pour faire face aux émeutes resteraient « aussi longtemps que nécessaire, même durant les Jeux olympiques et paralympiques » de Paris qui prennent fin début septembre. « De nouvelles opérations massives seront programmées partout où ce sera nécessaire », a-t-il ajouté.

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Quant à l’état d’urgence, Emmanuel Macron s’est dit plutôt défavorable à une prolongation au-delà de la date limite de lundi, qui nécessiterait une loi. Mais, a-t-il prévenu, « il ne sera levé très clairement que si chacun, en sa responsabilité, appelle à lever les barrages. Ce qui, au moment où je parle, n’est toujours pas le cas avec cette clarté », a-t-il lancé en présence d’élus indépendantistes et non indépendantistes.

Avec AFP et Reuters

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Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

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Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

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