En Sarthe, le dernier conseil municipal du village de Challes a tourné au drame lorsque des détonations ont retenti. Dans la panique, une conseillère a été grièvement blessée.
Challes, village de 1 200 habitants de la Sarthe situé à 20 km au sud est du Mans, est une commune plutôt calme.
Mais jeudi 29 février dernier, à 22 heures, le conseil municipal qui se tient en mairie est brutalement interrompu par des détonations.
D’après la gendarmerie, les auteurs des faits sont entrés par cette porte et ont jeté un bloc de pétard à l’entrée de la salle du conseil municipal.
Terrifié par le bruit assourdissant et la fumée, trois des conseillers s’échappent par la fenêtre. Deux atterrissent sur la pelouse. Mais pour la troisième collègue, les conséquences sont plus graves. Elle tombe dans la cage d’escalier juste en dessous de la fenêtre.
Yannick Livet, adjoint au maire, était présent.
Notre collègue est grièvement blessée, elle a une fracture au bassin et elle est toujours hospitalisée.
Yannick LivetAdjoint au maire de Challes
L’auteur des faits a nargué les élus dès le lendemain par le biais d’une lettre anonyme.
Une enquête a été ouverte. Car ces faits surviennent deux semaines après les menaces de mort à l’encontre du maire d’Arthezé, autre commune du sud Sarthe. Sylvain Poirrier a reçu des menaces et une balle dans une enveloppe le 14 février dernier.
Dans le département de la Sarthe, le phénomène des violences contre les élus prend de l’ampleur. On comptabilise plus de 30 faits en 2023 contre 21 en 2022.
Pour Emmanuel Franco, le Président de l’association des maires de la Sarthe, c’est un triste constat. « On pense à réaliser des choses avec les habitants, pas contre eux. Et quand on se sent menacé comme ça, on ne va pas venir au conseil municipal avec la boule au ventre parce qu’il y a un risque d’être embêté ce soir-là. Il peut y avoir du débat, c’est la démocratie. Il peut y avoir de l’opposition, c’est la démocratie ».
On ne peut pas cautionner une démocratie violente, ce n’est pas entendable.
Emmanuel FrancoPrésident de l’association des maires de la Sarthe
Le 7 février dernier, l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi visant à durcir les sanctions contre les auteurs de violence, contre les élus.
Elles peuvent désormais conduire à sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende en cas d’incapacité de travail supérieure à huit jours.
En Sarthe, le dernier conseil municipal du village de Challes a tourné au drame lorsque des détonations ont retenti. Dans la panique, une conseillère a été grièvement blessée. Dans le département de la Sarthe, le phénomène des violences contre les élus prend de l’ampleur. On comptabilise plus de 30 faits en 2023 contre 21 en 2022. Intervenants :
-Yannick Livet, Adjoint au maire de Challes
– Emmanuel Franco, Président de l’association des maires de la Sarthe Reportage Marc Yvard, Christelle Massé et Dominique Le Brun • ©France 3 Pays de la Loire
Un reportage de Marc Yvard, Christelle Massé et Dominique Le Brun.
Retrouvez-nous sur nos réseaux sociaux et sur france.tv
…
Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
Source: Source


