Métropole de Lyon Procès en appel de Morad Aggoun : l’ancien élu de Vaulx-en-Velin ne s’est pas présenté au tribunal

, Métropole de Lyon Procès en appel de Morad Aggoun : l’ancien élu de Vaulx-en-Velin ne s’est pas présenté au tribunal

Mauvaise surprise ce jeudi matin à Saint-Etienne, à l’ouverture du procès en appel de Morad Aggoun. L’ancien élu de Vaulx-en-Velin accusé de viol, agressions sexuelles et harcèlement sexuel sur trois secrétaires de mairie en 2014-2016, ne s’est pas présenté.

La présidente de la cour d’assises d’appel de la Loire a pris acte de son absence et a ouvert les débats qui, cette fois-ci, ne se tiendront pas à huis clos, les victimes n’en ayant pas fait la demande.Elle a délivré un mandat d’arrêt contre l’accusé. 

Un bateau pour Oran

A 14 heures, l’avocate générale indiquait  que Morad Aggoun avait été contrôlé en Espagne à Almeria dans la nuit de mardi à mercredi à 1 heure du matin. Bien qu’il soit sous le coup d’une interdiction de quitter le territoire français, il a pu embarquer a priori sans encombre à 8 heures mercredi dans un bateau en partance pour Oran en Algérie.

Ses avocats, Mes Florence Vincent et André Buffard regrettent son absence : «Quand nous l’avons vu il y a quelques semaines, il était combatif mais avait une certaine appréhension de la justice. On pense qu’il a dû paniquer. Il a vu qu’il n’avait pas été écouté en première instance», ont-ils déclaré au  Progrès.

« Il choisit la fuite »

Côté parties civiles, on affichait son mécontentement. « Il choisit la fuite! Il n’a effectué que 7 mois de détention provisoire, 4 mois pendant l’instruction et 3 mois après le verdict avant d’être placé sous contrôle judiciaire », s’indigne Me Bertrand Sayn, conseil de l’employée qui avait dénoncé un viol à la mairie en 2016. C’était la seule des trois plaignantes à être présente jeudi sur le banc des parties civiles.

Morad Aggoun avait été condamné le 6 octobre 2023 par la cour d’assises du Rhône, à 10 ans de réclusion criminelle pour viol, agressions sexuelles et harcèlement sexuel. Il avait fait appel, ses avocats ayant plaidé l’acquittement.

Le procès qui devait durer cinq jours sera sans doute plus court.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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