Marseille : enquête ouverte après des plaintes pour menaces en ligne contre le député LFI Sébastien Delogu

, Marseille : enquête ouverte après des plaintes pour menaces en ligne contre le député LFI Sébastien Delogu

Le parlementaire insoumis a porté plainte pour avoir été victime de propos menaçants sur son compte Instagram. Le député est très suivi sur les réseaux sociaux depuis qu’il a déployé un drapeau palestinien à l’Assemblée nationale.

Le parquet de Marseille a ouvert une enquête pour «menaces de crime ou délit contre un élu» à la suite de plaintes émanant du député marseillais de La France insoumise (LFI) Sébastien Delogu, a appris l’AFP mercredi auprès du procureur Nicolas Bessone.

Mardi, le député annonçait sur X avoir déposé deux plaintes, lançant : «Vos menaces de mort, diffamations, insultes sont dans les mains de la justice !». Il y a quelques jours sur Instagram, il avait publié plusieurs captures d’écran de menaces avec le commentaire : «Des menaces H24 par ces gens» et un émoji qui vomit. Sollicité par l’AFP, l’élu n’était pas joignable dans l’immédiat.

Selon une source policière, le député des quartiers populaires du nord de Marseille a déposé une première plainte mardi pour «des propos menaçants proférés à son encontre via des messages sur son compte Instagram» et «des appels malveillants et des milliers de menaces depuis plus de cinq mois» dont une en lien avec ses prises de position sur le conflit à Gaza.

Drapeau palestinien 

Réélu en juillet, le député avait brandi fin mai en plein hémicycle un drapeau palestinien en interpellant le camp présidentiel sur la situation dans la bande de Gaza. Il avait par la suite été exclu des travaux de l’Assemblée nationale pendant 15 jours, privé de la moitié de son indemnité parlementaire pendant deux mois.

Adepte des réseaux sociaux et usant d’un ton volontairement provocateur, il y dénonce régulièrement la situation dans ce territoire palestinien où plus de 39.500 personnes sont mortes depuis le début de la guerre avec Israël le 7 octobre, selon le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas. Ce sujet était l’un des principaux thèmes de campagne de son parti lors des élections européennes.

La France insoumise est par ailleurs régulièrement accusée d’ambiguïté sur l’antisémitisme depuis l’attaque meurtrière du Hamas le 7 octobre contre Israël, qui a entraîné la mort de 1198 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes. Sur 251 personnes enlevées, 111 sont toujours retenues otages à Gaza et 39 sont décédées, selon l’armée israélienne. Le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon est particulièrement visé après avoir évoqué un antisémitisme «résiduel» en France.

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