, Manif des élus pour l’A69 : la ZAD « une zone de guerre » pour le maire de Saïx

Manif des élus pour l’A69 : la ZAD « une zone de guerre » pour le maire de Saïx

« La peur doit changer de camp. » « L’État de droit doit triompher. » « Les zadistes sont des délinquants. » : trois phrases qui reviennent dans les discours du député, des sénateurs, des élus de la Région Occitanie, des maires et du Préfet qui ont pris la parole devant une centaine d’élus de tout le Tarn pour condamner les actions des opposants à l’autoroute A69, le chantier de la future autoroute entre Castres et Toulouse. Des élus venus pas seulement du sud Tarn. La maire d’Albi, Stéphanie Guiraud – Chaumeil,  notamment est là. Présente aussi, la Maire de Lisle-sur-Tarn, Maryline Lherm, alors que tous redisent que le drame de Sivens ne doit pas se reproduire ici.

« Greta machin »

Des élus qui racontent leur ras-le-bol des tags sur leur mairie, des portraits barrés du mot vendu et des accusations d’écocide. Le maire de Saïx a été longuement applaudi. Le président du conseil départemental Christophe Ramond a aussi réemployé le mot d’éco-terroriste et en l’assumant contre ces groupes qui bafouent la démocratie selon lui. Dans les discours aussi beaucoup d’ironie à l’encontre des militants : Greta Thunberg est qualifiée de « Greta machin » et de touriste suédoise. Le sénateur Philippe Folliot va plus loin : « si l’Etat lâche ici, nous ne serons plus en démocratie. » Et le préfet Michel Vilbois conclut en inscrivant les actions des militants écologistes parmi les heures les plus sombres de l’histoire. « L’intimidation, le mensonge, la violence. Osons dire que c’est un projet politique qui, dans l’histoire de la République, dans l’histoire de l’Europe, a un nom. Osons les dénoncer. »

Pièges

Ce rassemblement a été envisagé , le 6 février, quand le maire de Saïx, Jacques Armengaud a été ciblé par les zadistes. Ce jour là, il a écrit au préfet pour demander de l’aide. « C’était une zone de guerre avec des tranchées, avec des pièges. Ils avaient enlevé les tampons des bouches d’égout, les avaient recouvertes de branchage secs. Ils avaient créé des pièges avec des pneus remplis de clous reliés à des cordes dans les arbres. Il suffisait de casser la corde pour recevoir tous ces projectiles sur nous. C’était vraiment une zone de guerre. On vit dans la peur avec ces gens. Le préfet est à nos côtés. Il est venu sur site. C’est le jour où « Greta Machin », je ne peux pas l’appeler autrement,  est venue nous défier. Elle est venue nous défier ici, à Saïs, où moi j’ai été chassé. C’est intolérable. »

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Actuellement, il reste quatre personnes perchées dans les arbres sur cette zad de Saïx. Le préfet du Tarn explique qu’il permet aux zadistes de boire. Quand à la nourriture, elle est laissée loin des arbres, parce que dans les cabanes vidées, les autorités auraient trouvé énormément de vivres.

Une centaine d'élus sont venus au rassemblement.
Une centaine d’élus sont venus au rassemblement. © Radio FranceSandrine Morin
Le maire de Saix, Jacques Armengaud avec le préfet du Tarn.
Le maire de Saix, Jacques Armengaud avec le préfet du Tarn. © Radio FranceSM
Le maire de Saïx, Jacques Armengaud et la Maire de Lisle-sur-Tarn.
Le maire de Saïx, Jacques Armengaud et la Maire de Lisle-sur-Tarn. © Radio FranceSandrine Morin
La maire d'Albi était présente au rassemblement.
La maire d’Albi était présente au rassemblement. © Radio FranceSandrine Morin
Une centaines d'élus réunis sur la place de la mairie de Saïx.
Une centaines d’élus réunis sur la place de la mairie de Saïx. © Radio FranceSandrine Morin

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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