Loire-Atlantique : il insulte un maire sur Facebook, mais n’est pas condamné

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Un internaute qui devait être jugé pour « injures publiques envers un dépositaire de l’autorité » à la suite d’une plainte déposée par le maire d’Héric (Loire-Atlantique), a finalement échappé à toute condamnation, jeudi 1er février 2024, devant le tribunal correctionnel de Nantes.

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Loire-Atlantique : il insulte le maire d’Héric, qui porte plainte

L’homme de 34 ans avait été convoqué en justice après avoir laissé un commentaire sous un post du groupe Facebook concernant la commune d’Héric : le groupe lançait une « alerte » sur les « visites nocturnes » de cambrioleurs dont étaient victimes des habitants du secteur. 

Après avoir notamment « proposé de faire une pétition pour alerter le maire », le prévenu avait insulté « peut-être sous le coup de l’impulsivité » le maire Jean-Pierre Joutard.

Le maire avait alors porté plainte, ce qui avait conduit le trentenaire à devoir s’expliquer devant les gendarmes. Il avait invoqué un « mouvement d’humeur » car il y avait « beaucoup d’incivilités » dans le secteur.

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L’homme n’a jamais rencontré le maire d’Héric

Or, « la commune ne fait rien » alors que lui et d’autres administrés « donnent beaucoup d’indications » aux élus pour y remédier, avait assuré l’homme aux militaires. « Il y a un policier municipal qui met des amendes à Héric et c’est tout », s’était-il agacé.

Le prévenu avait par ailleurs admis n’avoir « jamais rencontré » le maire, mais que cela « ne l’intéressait pas » car il a « des griefs » contre lui.

Le maire d’Héric était venu l’audience, mais a finalement fait demi-tour au vu de l’absence de l’intéressé. L’élu avait juste laissé une lettre pour dire qu’il avait « tenté à plusieurs reprises » d’engager une « discussion » avec lui, mais que ce dernier n’avait « jamais daigné » lui répondre.

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Un homme déjà condamné quatre fois

D’un point de vue judiciaire, l’homme avait déjà été condamné par la justice à quatre reprises, notamment en juin 2022 pour des « violences en état d’ivresse » commises en mai 2021 aux Vallons-de-l’Erdre.

Il avait aussi écopé en 2020 de huit mois de prison avec sursis et d’une inéligibilité de trois ans pour des violences sur un jeune voisin de 17 ans : alors que la victime « jouait » à « fouetter » son petit frère à l’aide d’un « torchon enroulé », l’homme était venu lui donner des « coups de poing » et « deux coups de genou dans la tête ». L’adolescent avait eu une « dent cassée », la « lèvre éclatée », et avait été hospitalisé.

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Une amende de 600 € requise contre lui

Lors de son procès, où il était déjà absent, le procureur de la République avait tancé ce prévenu qui se prend pour un « chevalier blanc ». « Monsieur vient rendre la justice où il veut, quand il veut », s’était agacé ce jour-là le représentant du ministère public. Il avait alors requis six mois de prison ferme, potentiellement aménageables.

Jeudi 1er février 2024, pour le commentaire « injurieux » sur Facebook, le procureur de la République avait requis une amende de 600 € à son encontre, mais s’était aussi interrogé sur la prescription de cette infraction particulière qui doit être poursuivie dans un délai de trois mois. Le tribunal s’est rangé à son analyse sur ce second point et a constaté la « prescription de l’action publique ».

GF (PressPepper)

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