L’insécurité est grandissante dans cette ville du Gard : c’est « dramatique » selon le maire

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Ce n’est un secret pour personne, la ville de Bagnols-sur-Cèze (Gard) est gangrenée par une insécurité grandissante depuis de nombreuses années. Régulièrement citée dans la rubrique fait divers, la commune située au nord d’Avignon doit notamment faire face à la prolifération des réseaux de drogue.

Malgré une forte présence policière, la situation ne cesse de se dégrader, en particulier dans les quartiers des Escanaux et de la Citadelle. Les répercussions sont « dramatiques sur la sécurité publique et sur le quotidien de nos citoyens », s’attriste Jean-Yves Chapelet (Divers Centre), maire de cette commune de 20 000 habitants.

L’édile a donc décidé d’écrire une lettre ouverte au ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, ce jeudi 9 janvier 2025. Pour lui, la situation est critique.

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Un trafic devenu « professionnel »

Actu.fr le constate quasiment quotidiennement : la traque des trafiquants de drogue ne s’arrête jamais à Bagnols-sur-Cèze. Les forces de l’ordre communiquent régulièrement à ce sujet, que cela soit pour des interventions « banales » ou d’envergure.

Au sujet de ce phénomène inquiétant, le maire indique que le trafic est désormais « d’envergure professionnelle et venu de l’extérieur, échappant à tout contrôle local, rendant impossible la responsabilisation des familles, face à des logiques criminelles bien plus vastes ».

Ce trafic nourrit également les discours populistes et les extrêmes, en alimentant un climat de défiance à l’égard de l’État et de ses représentants.

Jean-Yves Chapelet maire de Bagnols-sur-Cèze

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Un calvaire pour de nombreux habitants

Dans sa lettre, l’édile s’appuie sur les plaintes et les inquiétudes quotidiennes de nombreux habitants de Bagnols-sur-Cèze. « Ces familles, ces travailleurs, ces jeunes aspirent simplement à vivre en paix, sans subir les nuisances des trafiquants, ni craindre pour leur sécurité », s’inquiète-t-il.

En dépit des efforts très importants consentis par la municipalité, l’ancien membre du Parti socialiste demande l’aide de l’État. « Nous atteignons aujourd’hui les limites de ce que nous pouvons accomplir seuls », regrette le maire, âgé de 65 ans.

Le trafic s’adapte et persiste, se déplaçant vers de nouveaux points, parfois à proximité d’écoles, d’un EHPAD ou d’un centre médico-psychologique.

Jean-Yves Chapelet maire de Bagnols-sur-Cèze

La mise en place d’un groupe local de traitement de la délinquance (GLTD) a « montré ses limites ».

« Un goût amer d’abandon »

Présent dans le cadre du programme de renouvellement urbain (NPNRU), l’État se fait remarquer par son « absence dans le combat contre le trafic de drogue, laissant un goût amer d’abandon à ceux qui se battent au quotidien pour une sécurité durable ».

Le maire de la 3e ville du Gard demande ainsi un appui et des moyens supplémentaires pour pouvoir endiguer ce fléau chaque jour plus important.

Monsieur le Ministre, l’heure ne doit plus être aux discours. Je vous sais un homme d’action et de terrain, je vous invite à venir à Bagnols-sur-Cèze. Venez voir par vous-même l’ampleur du problème.

Jean-Yves Chapelet maire de Bagnols-sur-Cèze

L’urgence est d’agir pour Jean-Yves Chapelet. L’édile réclame notamment un renforcement des effectifs de la police nationale, la responsabilisation des consommateurs ou encore une task force de sécurité dédiée.

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« Le combat de toutes les villes moyennes de France »

Le maire de Bagnols-sur-Cèze termine sa lettre avec détermination. « Nous devons changer la donne et faire en sorte que le harcèlement ne vienne plus des trafiquants, mais des forces de l’ordre », avance-t-il au nouveau ministre de l’Intérieur.

Monsieur le Ministre, ce combat n’est pas seulement celui de Bagnols-sur-Ceze. Il est celui de toutes les villes moyennes de France, de ces communes qui, bien qu’ambitieuses et dynamiques, se sentent laissées-pour-compte.

Jean-Yves Chapelet maire de Bagnols-sur-Cèze

Face à l’impuissance locale et malgré d’importants efforts consentis, une aide est désormais demandée à l’État.

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En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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