Le maire de Limoges, Emile Roger Lombertie, fait l’objet d’une plainte pour harcèlement moral.
L’élu Les Républicains est accusé d’avoir tenu « des propos à caractère sexiste » et d’avoir eu des « comportements à caractère sexuel ».
Les plaignants sont une ancienne collaboratrice et un cadre toujours en poste.
Les plaignants dénoncent des propos et des comportements « hautement problématiques et toxiques ». Le maire de Limoges fait l’objet d’une plainte pour harcèlement moral de la part d’une ancienne collaboratrice et d’un cadre toujours en poste, a indiqué ce samedi 17 février l’avocate des plaignants. Ces derniers rapportent aussi des faits présumés d’agression et harcèlement sexuels d’Emile Roger Lombertie sur d’autres personnes.
Un « exercice anormal » de l’autorité
Dans les pages du Monde, les plaignants décrivent des propos à caractère « sexiste, graveleux, tendancieux et dénigrants », ainsi que des comportements « à caractère sexuel sans équivoque ». La plainte, envoyée mardi au parquet, vise aussi deux des adjoints du maire Les Républicains, élu à Limoges depuis 2014. Exemples à l’appui, les plaignants dénoncent en effet un « exercice anormal de l’autorité hiérarchique » par les trois élus en question.
En 2015 déjà, les femmes élues de l’opposition municipale avaient publiquement exprimé leur « ras-le-bol » des propos « systématiquement sexués et sexistes » tenus par le maire de Limoges et certains membres de son équipe. À l’époque, une élue du Parti socialiste racontait ainsi comment, lorsqu’elle évoquait la baisse des subventions aux clubs sportifs, l’élu de droite avait sous-entendu qu’elle rendrait visite à des joueurs dans les vestiaires.
Dans un communiqué, la mairie n’a pas souhaité répondre. Elle s’est dite dans l’incapacité « d’émettre une quelconque réaction », arguant que pour l’heure, les trois élus « n’ont pas été avisés d’un tel dépôt de plainte à leur encontre ». Dans la plainte déposée, l’avocate des plaignants, Christelle Mazza, suggère un dépaysement du dossier vers un autre parquet, « dans un souci de bonne administration de la justice ». Début février, le ministère de la Justice a requis la mutation du procureur de la République de Limoges, Baptiste Porcher, lui-même accusé de propos sexistes envers des collaboratrices.
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