, Libourne : « Où est Angela ? », un nom de code à connaître pour les victimes d’agression et de harcèlement de rue

Libourne : « Où est Angela ? », un nom de code à connaître pour les victimes d’agression et de harcèlement de rue

, Libourne : « Où est Angela ? », un nom de code à connaître pour les victimes d’agression et de harcèlement de rue

C’était un soir, au bout de la rue Gambetta, à Libourne. Romain Lebleu, fondateur gérant de Jeux Barjo rue Fonneuve, remarque une femme en train de se faire harceler lourdement par un homme qu’elle ne semble pas connaître. « Je me suis garé comme j’avais prévu de le faire, et je suis allée à sa rencontre en faisant comme si je la connaissais. Elle m’a chaudement remercié », raconte…

C’était un soir, au bout de la rue Gambetta, à Libourne. Romain Lebleu, fondateur gérant de Jeux Barjo rue Fonneuve, remarque une femme en train de se faire harceler lourdement par un homme qu’elle ne semble pas connaître. « Je me suis garé comme j’avais prévu de le faire, et je suis allée à sa rencontre en faisant comme si je la connaissais. Elle m’a chaudement remercié », raconte le commerçant devenu, depuis, l’un des premiers adhérents du réseau « Demandez Angela ». Ce dispositif permet aux victimes (d’agression, de harcèlement ou même d’un malaise) de se réfugier dans un commerce partenaire. Une évidence pour cet ancien membre d’Osez le féminisme. « Nous étions de toute façon philosophiquement pour ce principe. Même sans ce réseau, nous aurions accueilli ces victimes », confie Romain Lebleu.

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Des commerçants formés

L’institutionnalisation de ce dispositif, notamment avec la mise en place de formations dédiées et un petit autocollant affiché sur la vitrine, permet de le rendre plus visible. La venue de Lydia Guirous, préfète à l’égalité des chances, jeudi 7 mars portait le même objectif : faire mieux connaître cette initiative d’utilité publique. Car si les commerçants y ont été sensibilisés, encore faut-il que l’information circule jusqu’aux potentielles victimes. « Peut-être qu’une formation auprès des lycéens serait une bonne chose », suggère le commerçant. De son côté, le maire Philippe Buisson redit sa volonté de tout essayer dans le domaine des Violences intrafamiliales. « Celles-ci représentent 40 % des affaires en Libournais, un chiffre en progression », déplore l’édile.

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« Demandez Angela » existe depuis juin 2023 à Libourne. « Contrairement à Bordeaux qui a débuté par les bars et restaurants, nous avons commencé par viser des commerces de proximité, ouverts notamment en journée. Les bars devraient suivre, on a de la demande », confie Benjamin Provino, le manager de commerces. L’organisation des formations, parfois lourdes pour des commerçants indépendants, a été revue. Depuis, la liste d’attente ne cesse de s’allonger : 25 boutiques sont en attente. « Nous espérons organiser quatre formations par an. » Une condition sine qua non car accueillir une personne en détresse demande une certaine méthode mais aussi une zone en retrait où celle-ci peut souffler, en attendant la venue d’un proche ou des services de police. Un dispositif aussi simple que salutaire que Philippe Buisson aimerait étendre à l’ensemble de l’Agglomération.

Liste des commerces adhérents

Actuellement, une petite vingtaine de commerces de proximité ou d’acteurs du centre-ville participent au dispositif Demandez Angela. Voici la liste des adhérents, à ce jour : librairie Madison, la Fnac, magasin Une Seconde fois, la médiathèque, la bijouterie Dabonneville, le Bureau information jeunesse (BIJ), les carrosseries Lasfargeas centre inter-parebrises, l’association Koozumain, l’Arrêt minute, restaurant chez Rémy, Baby villa, Pointure femme, Jeux barjo, assurance Gan, librairie Acacia, observatoire commercial rue Victor Hugo et la Passerelle de l’immobilier.

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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