Les élus de Haute-Loire « ne céderont pas » face à la violence

, Les élus de Haute-Loire « ne céderont pas » face à la violence

« Stop aux agressions, verbales et physiques, dont sont la cible les élus locaux. » Un « rassemblement républicain » avait lieu à Saint-Germain-Laprade.

Une forêt d’écharpes tricolores devant la mairie de Saint-Germain-Laprade pour ne plus cacher la dure réalité que vivent trop souvent les élus locaux. L’image est forte et doit appeler à la raison et au civisme les citoyens qui s’en prennent verbalement ou physiquement aux élus.

Des maires de toute la Haute-Loire, des adjoints, conseillers municipaux et les parlementaires répondaient à ce « rassemblement républicain » et à l’invitation de l’édile de Saint-Germain-Laprade, Guy Chapelle.

Le 31 mai dernier, à l’issue d’un conseil municipal et d’un échange autour de la modification du PLU (Plan local d’urbanisme) dans la commune, deux conseillers municipaux ont été pris pour cible par des jets d’œufs. Un des projectiles a atterri sur une voiture, le deuxième visait directement l’élu qui n’a pas été touché. L’incident a fait l’objet de dépôts de plaintes. Les Sangerminois ont reçu de nombreux messages de soutien.

Deux élus agressés à l’issue d’un conseil municipal en Haute-Loire

Guy Chapelle dit comprendre le mécontentement de certains « quand les lois mises en application sur le territoire communal vont à l’encontre de leur intérêt privé. Tout le travail effectué par le conseil municipal consiste à chercher avec discernement la meilleure déclinaison dans le cadre de l’intérêt général de la commune et de l’expliquer à la population ».

Et le maire sangerminois d’ajouter : « Ces agissements nous font mal. » Jean-Christophe Verat un des conseillers agressés, témoignait à son tour sur ses engagements depuis 2014 à Saint-Germain, à ses débuts avec André Cornu. Mais ses motivations, concédait-il « ont été un peu ébranlées ». Il aurait même envisagé de démissionner. « Je veux retrouver la sérénité dans mon village, dans mon esprit, dans mon foyer » dit-il.

Avis « à ceux qui nous salissent »

« Nous ne céderons pas », a répété le président de maires ruraux, Michel Arcis. Surtout « face à ceux qui n’auront jamais le courage de se présenter aux élections comme nous l’avons fait, face à des gens qui portent plainte pour un trou dans la route ou parce que leur demande ne passe pas avant celle du voisin… Ceux qui nous salissent, déversent leur fiel et leur frustration sur les réseaux asociaux ».

Le président de l’AMF départementale, Bernard Souvignet, assurait pour sa part que l’association des maires de France se portera systématiquement partie civile en cas d’agression, comme elle l’a fait récemment pour un élu de Boisset violemment pris à partie sur la voie publique. L’affaire s’est terminée devant le tribunal judiciaire du Puy. Un élu, selon Bernard Souvignet doit aussi savoir garder ses distances et « faire respecter son statut ».

Philippe Suc

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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